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DIDIER-ATCHOU
Le Directeur de l’émigration Didier Atchou, repond aux accusations

Alors qu’elle est accusée d’avoir usé des méthodes malveillantes à l’occasion du retour au bercail du juge Angelo Houssou le samedi dernier, la Police par la voix du Directeur de l’émigration et de l’immigration, Didier Atchou s’est justifiée. C’était hier lundi 17 août 2015, à la sortie de la salle du Conseil des ministres.

« Le Juge Angelo Houssou est rentré au Bénin en exhibant uniquement une carte d’identité nationale. Ce qui est contraire aux normes d’émigration, immigration internationales même nationales. Toutefois, il a été reçu et, l’accès au pays lui a été facilité par les agents d’immigration. Il lui a été notifié de continuer son chemin pour rejoindre ses partenaires qui l’attendaient sur l’esplanade de l’aéroport. Mais, contre toute attente, le Juge Houssou nous a dit qu’il était accompagné de 5 amis inséparables qui assurent sa sécurité et que, sans ces 5 amis, sa sécurité est menacée au Bénin. Il lui a été notifié que ces 5 amis dont 2 Français, une Ghanéenne, une romaine et un Américain n’ont pas régulièrement rempli toutes les conditions qu’il faut pour être admis sur le territoire national. Toutes les explications, tous les arguments liés au prononcé de ce refoulement ont été démontrés devant l’avocat et notification leur a été faite. Ce refoulement leur a été notifié hier. Mais avant que cela ne soit fait, le juge Angelo a été ben traité depuis 14 heures avant-hier et devrait rentrer chez lui. Mais, contre toute attente, il a dit qu’il ne se prête à aucun mouvement tant qu’on n’aura pas libéré également ses 5 personnes qui l’accompagnaient. Alors, il a dit que, si on ne libère pas les 5 autres, lui, il accepte d’être refoulé avec les 5. Je prends à témoin Me Djogbénou, Orounla, Vlavonou Elie. C’est après moult discussions pour le convaincre que, vers 20 heures, il a accepté de laisser sa déclaration pour constater, avec nous, tout ce qu’on reproche à ses cinq amis et pour dire qu’il a l’accès libre au pays quand bien même il n’est détenteur que d’une simple carte d’identité nationale. C’est bien après que lui-même s’est confié pour dire qu’en réalité, il avait son passeport qu’il ne voulait pas remettre parce que, pour lui, nous avons été instruits au niveau de l’immigration pour confisquer ses documents. Je l’ai rassuré pour dire que rien du genre n’y fit. Effectivement, il a finalement sorti son passeport. Nous avons vérifié pour le lui retourner intégralement. Donc, si le juge Houssou a passé beaucoup de temps à l’aéroport avant de rentrer chez lui, cela ne dépendait pas de l’immigration à l’aéroport. C’était un choix que lui-même, délibérément, a opéré parce qu’il exigeait qu’on le refoule avec les 5 mercenaires qui l’accompagnaient. Pourquoi mercenaires ? Parce qu’il est possible de retracer le cheminement à partir de leurs passeports. Je l’ai démontré ouvertement aux avocats présents, notamment Me Orounla et Vlavonou, que ces mercenaires le sont effectivement dans la mesure où leur point de ralliement c’était Lomé alors que Angelo a déclaré que ce sont des amis avec qui il est venu des Etats-Unis et qu’il était là pour assurer sa sécurité. Les interrogatoires passés sur ces 5 mercenaires, dans leurs réponses, nous fondent à poser l’hypothèse de ce que ces 5 sont animés d’une volonté manifeste de nuire à la sûreté du Bénin. Dans la mesure où certains parmi eux n’ont pas pu justifier la traçabilité de là où ils ont quitté, de l’itinéraire d’escale avant d’atterrir au Bénin. D’autres parmi eux sont venus d’Égypte sans le déclarer au départ pour se rallier à Lomé avant de passer par le Nigéria pour se retrouver au Bénin. D’autres ont quitté la Côte d’Ivoire pour venir les rallier à Lomé ainsi de suite. Mieux, la traçabilité des deux Français par l’aéroport de Rouassy n’existe pas. Pourtant, ils supposent avoir obtenu leurs visas au consulat du Bénin à Paris. Même si vous êtes Français et que vous voulez entrer ou sortir et faire des voyages internationaux, il faut qu’il y ait traçabilité. Le traitement dans le passeport suppose qu’il y a traçabilité de votre passage. Rien de tout cela n’y fit. Mieux, le certificat d’hébergement qu’ils comptent avoir fourni au consulat du Bénin à Paris et au consulat du Bénin à Washington, de leurs interrogatoires, il ressort que certains ont déclaré que c’est le juge Houssou qui doit les héberger alors que ce n’est pas le juge qui a adressé la demande avec le certificat d’hébergement au consulat. Cela montre déjà qu’il y a vice de forme et qu’il y a du faux qui se profile. Mieux, on dit que c’est l’Américain qui les a invités au Bénin et l’Américain dit qu’il va résider à l’hôtel Sheraton. Pourtant, il a refusé de décliner sa filiation devant la police. Il a refusé jusqu’à ce jour et, il a consigné qu’il refuse de donner sa filiation. Or, nous savons que sa filiation en dit beaucoup. Il n’est pas d’origine américaine. Il est d’une autre nationalité, mais il ne savait pas qu’on avait les informations. C’est pourquoi il a refusé de nous le dire en présence de ses avocats. Aussi, ils ont eu des comportements agressifs parce qu’on les a grillés en langage technique. Ils ont su qu’on a découvert qu’ils sont des agents mercenaires tapis dans l’ombre pour venir faire du mal au Bénin. En son temps, nous pourrons dresser en détail tous les paramètres qui fondent leur refoulement. Maître Orounla et Vlavonou sont convaincus avec nous que ce sont des individus de mauvaise foi dépêchés à Cotonou pour perpétrer des troubles au Bénin ».