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Jean-Claude-HoussouLa place publique du quartier Sèto-Gbodjè, située dans le 4è arrondissement, a accueilli, dans la matinée d’hier, une forte délégation des membres du gouvernement. Au nombre d’eux, le ministre Jean-Claude Houssou. Le but de la mission gouvernementale est d’aller constater sur le terrain, le démarrage effectif de l’opération, les disfonctionnements éventuels et profiter pour sensibiliser les populations.

Le  Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) a bien démarré dans le département de l’Ouémé. Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, s’est fait enrôler, dans son Porto-Novo natal.  En 15 minutes, ce dernier était déjà en possession de son récépissé d’enregistrement. Ce qui a permis aux membres de la délégation de se rendre compte de la durée minimum d’enrôlement.  Contrairement à d’autres postes d’enregistrement, la durée consacrée à l’enregistrement des données nominatives, biométriques et la prise de vue est de 20 minutes en moyenne. Il a été aussi observé le tâtonnement de certains opérateurs kits qui n’ont pas encore bien maîtrisé la technologie des tablettes mises à leur disposition pour la réalisation de l’opération. Après le tour du 3è et du 4è arrondissements de la ville de Porto-Novo, la délégation a mis le cap sur le poste de Zoungbomey, à Adjohoun et enfin sur l’arrondissement central de Dangbo, pour constater l’opérationnalisation du Ravip qui est un outil de développement. « Le Ravip, c’est une nouveauté qui va permettre à chacun de ne plus être anonyme dans son propre pays. Cette initiative du gouvernement, appuyé par les représentants du peuple, à travers la validation de la loi que je venais de citer, montre bien la volonté du gouvernement de faire en sorte que chaque Béninois soit  identifié, depuis sa naissance jusqu’à sa mort.  Ça va permettre de faciliter un certain nombre de procédures: la carte d’identité nationale, du casier judiciaire, des démarches administratives, économiques ou autres.  C’est donc pour vous dire que le Bénin se dote d’un outil  qui montre qui est vraiment béninois.  C’est une démarche à accompagner, à porter.  C’est pour cela que nous sommes là aujourd’hui. Vous avez vu le nombre de ministres, de maires, de députés, pour montrer que cette démarche est salutaire, et mérite d’être portée le plus loin possible. Je peux vous dire que c’est le début et le début d’une démarche de ce type, est toujours difficile.   On est dans cette difficulté-là. Le tour qu’on vient de faire montre le dynamisme des gens à qui on a confié cette mission, leur volonté, leur implication et leur engagement, à faire en sorte que ça se déroule bien. Je peux vous donner un exemple.  Je me suis enrôlé, comme d’autres collègues, et ça s’est passé en moins de 15 minutes. A d’autres endroits, les gens ont fait 30 minutes. On voit quand même qu’il y a encore une marge à gagner et les jours qui viennent vont permettre aux gens de prendre plus, de confiance et plus d’expériences pour améliorer les performances. J’appelle de tous mes vœux, les populations à sortir pour accomplir cette mission citoyenne qui doit leur permettre de faciliter les démarches administratives qu’ils auront à faire ».

 

Martin Aïhonnou (Coll)