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L'intervention du ministre est attendue
L’intervention du ministre est attendue

Le Syndicat national des enseignants du secondaire, tradition bureaux de liaison (Snes-Bl) trouve inopportune l’organisation des examens blancs départementaux. Dans ce communiqué rendu public, le Bureau exécutif national du syndicat est revenu sur le déroulement des examens de 2014. Lesdites compositions, argumente le syndicat, ont été des occasions d’enrichissement de certaines autorités. Le syndicat exige le bilan des examens précédents. (Lire le communiqué)

COMMUNIQUE DE PRESSE

A la suite de la publication de notre communiqué de presse en date du 19 novembre 2014 relatif aux divers problèmes scandaleux qui se posent dans notre ministère, nous avons enregistré diverses réactions. L’examen minutieux des informations recueillies çà et là et des réactions enregistrées exige une étude approfondie de l’un des problèmes majeurs soulevés : la question des examens blancs départementaux. En effet, le Bureau exécutif national, après avoir noté les multiples pressions douces exercées sur les chefs d’établissements à l’occasion des votes des budgets des établissements secondaires publics, remarque, avec satisfaction, que le débat a été ouvert sur nos propositions au sein du collectif des directeurs à savoir le retour de l’examen blanc dans le portefeuille des établissements ; la réorientation des fonds décaissés au profit de la Ddesftprij Atlantique-Littoral vers l’achat de tables et bancs ou la construction de salles de classe, le rejet de la ligne Uases, etc.

 L’appétit que ces examens blancs suscitent enrage ceux qui en ont fait un fonds de commerce et leurs choux gras, surtout à l’idée de perdre la manne qui pourrait être consacrée à l’achat de tables-blancs si nécessaires à nos apprenants entassés dans des classes à effectif pléthorique. Ceux qui estiment que nous avons relayé de fausses informations ont donc l’obligation morale de rendre compte publiquement, de procéder à une évaluation matérielle, administrative et pédagogique de ce qui s’est passé en 2014 avant toute autre initiative en 2015 et de répondre aux questions suivantes :

 Qui sont les membres du Comité technique d’organisation de l’examen blanc départemental dans l’Atlantique et le Littoral ? Qui sont les superviseurs retenus pour quelles activités payées ?

  1. Quels sont les adjudicataires des sulfureux marchés de ‘’papier’’ et ‘’consommables informatiques’’ et à quel montant s’élèvent ces divers marchés passés au profit de personnes subitement devenues des fournisseurs attitrés de la Ddesftprij Atlantique-Littoral ?
  2. Combien d’établissements publics et privés ont versé les contributions exigées, ‘’sous contraintes directes ou douces’’, au titre desdits examens blancs et quelle est l’assiette de chacun relativement au nombre de candidats présentés au Bac (1500 f par candidat) et au Bepc (1000 f par candidat) ? Quel est l’état effectif des reçus de versements opérés par chaque établissement payeur pour quel montant total, 200 000 000 ou 58 000 000 de F Cfa ?
  3. Dans la manne mobilisée en 2013-2014, quelle est l’étendue des dépenses accordées aux enseignants au titre des primes de correction ou de surveillance, de matériels de correction : mise à disposition de bics rouges et verts, d’épreuves et de corrigés-types ?
  4. Quels sont les textes qui autorisent l’organisation des examens blancs départementaux, la ponction forcée dans les maigres budgets des établissements publics soumis à un versement en dents de scie des subventions de l’Etat au titre de l’exonération des filles de la 6ème en 3ème (60 à 65 %) et la conditionnalité de la réception des dossiers des candidats au Bepc et au Bac au travers de la preuve du reçu desdites contributions ?
  5. Pourquoi dans l’Atacora, la Donga, le Borgou, l’Alibori, le Mono, le Couffo, l’Ouémé et le Plateau, ces examens blancs ne sont –ils pas organisés, à l’exception du Zou et des Collines où seulement 500 f par candidat aux examens étaient exigés l’an passé ?
  6. Quelle est la pertinence pédagogique d’un examen blanc départemental organisé en mars et son impact dans les résultats des apprenants aux examens nationaux qui se tiennent en juin ? Est-ce un retour déguisé de la contribution au fonctionnement des Ddes supprimées, depuis lors, des budgets scolaires ?

Au regard de tout ce qui précède, le Ben/Snes-Bl :

 a) Exige que l’Igm, si prompte à s’occuper des futilités comme un seul Ae par matière et à supprimer tout ce qui honore les enseignants dans les budgets des établissements (frais pour honorer les retraités, aide aux enseignants éplorés), se penche sérieusement sur cette arnaque politico-administrative qui saigne à rouge nos établissements sans aucune base juridique connue, et demande une évaluation de cette arnaque ;

  1. b) Dénonce cette évasion financière pour des objectifs pédagogiques obscurs et réitère son appel pour un retour pur et simple des examens blancs dans le portefeuille des établissements publics ou, au mieux, en exigeant le paiement des primes de correction harmonisées, à l’instar de ce qui se fait aux examens nationaux, à raison de 1000 f la copie pour le Bac et d’un forfait correspondant au montant payé au Bepc ;
  2. c) Suggère à la Ddesftprij Atlantique-Littoral, la voie de la sagesse pour une évaluation transparente de la gestion financière de l’édition 2013-2014 des examens blancs départementaux afin d’arrêter la polémique soulevée dans la presse ;
  3. d) Demande aux enseignants d’opposer une résistance farouche et multiforme pour faire échec à cette arnaque dont les motivations pédagogiques ne sont pas défendables ;
  4. e) Appelle les Associations des parents d’élèves des établissements publics et privés ainsi que le patronat des établissements privés à se saisir de ce dossier sulfureux et à rejeter, par tous les moyens, cette arnaque organisée au détriment de l’encadrement pédagogique requis au profit des apprenants pour des résultats véritablement meilleurs.

 Seule la lutte paie ! Pour le Ben/Snes-Bl,

 Le Secrétaire Général,

Francis Maxime OKOUNDE