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Raphaël Darboux a opiné sur les réformes en cours au Mesrs

L’émission «Zone franche» du dimanche 23 juillet 2017 a reçu l’ancien Vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le Professeur Raphaël Darboux, expert du Cames. Occasion pour lui d’apprécier les réformes majeures dans l’enseignement supérieur et le fonctionnement du Cames.

L’organisation des examens nationaux de licence et de master annoncée par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur pour valider les diplômes délivrés par les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes) et pour rendre compétitifs les apprenants sortis de ces écoles, instituts et universités a été positivement appréciée par l’expert du Cames, le professeur Raphaël Darboux. Sur l’émission «Zone franche» du dimanche 23 juillet 2017, il n’a pas fait la langue de bois. Selon lui, bien qu’étant membre du Cames, chaque pays se réserve le droit de définir sa stratégie de contrôle ou d’évaluation. Reconnaissant tout de même l’existence de la co-signature, l’ancien Vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi a fait observer que l’Etat a dû retenir cette formule du fait des nombreux écueils enregistrés après l’état des lieux du secteur. Ceux qui remplissaient, a-t-il poursuivi, les conditions bénéficiaient de la co-signature. Mais on ne peut dénier le droit à l’Etat d’avoir un regard sur ce qui se passe dans le secteur. Pour lui, certains responsables d’Epes, au départ n’ont pas pris la chose au sérieux. Par contre, d’autres ont participé à des groupes de travail pour définir le format de l’assainissement de l’enseignement supérieur. Parce qu’ils se sont dit que cela ne s’organisera jamais, ils n’ont pas pris les dispositions qu’il faut. N’étant pas suffisamment prêts, d’autres souhaiteraient que ces examens soient reportés. Ceux qui ne se sont pas inscrits, affirme l’invité de «Zone franche», ont la possibilité de le faire l’année prochaine. Il suffit qu’ils remplissent les conditions. «S’ils n’ont pas fini à l’école, ils ne pourront pas participer à ces examens», a précisé l’expert du Cames.

La carte universitaire pour professionnaliser le secteur

La remise en cause de la carte universitaire par une frange d’universitaires n’a pas été occultée par l’ancien Vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi. Il a saisi l’opportunité de son passage sur «Zone franche» pour faire observer que c’est pour la professionnalisation que l’Etat a décidé de la mise à jour de la carte universitaire. Ceci, pour réduire le taux de chômage.

Cotonou a réussi son Cames

L’autre sujet qui a retenu l’attention est l’organisation de la 39ème  session du Comité consultatif interafricain du Cames au Bénin. Pour le professeur Darboux, l’étape de Cotonou a été une réussite. A l’en croire, sur 1426 dossiers enregistrés 1267 ont été déclarés éligibles  par les comités techniques scientifiques du Cames. La moisson, selon l’expert du Cames, a été bonne comparativement à la réunion de Bamako. Ce qui a fait recaler certains candidats selon l’invité de Canal 3 Bénin, n’est pas lié à la politique. Non-conformité des pièces des dossiers, dossiers non visés par une autorité académique, absence des textes de base qui ne sont pas en français, insuffisance quantitative ou qualitative des productions scientifiques, sont entre autres critères qui ont fait échouer certains dossiers. Par ailleurs, il a expliqué les conditions de passage aux différents grades du Cames. Pour le cas Alain Capo-Chichi, l’expert du Cames a fait savoir qu’il recevra sa décoration au cours de la prochaine session du Cames à Niamey.

Odi I. Aïtchédji