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Marie-Odile-AttanassoLe gouvernement du Bénin n’enfreint aucune disposition du Cames en organisant les examens de licence et Master. C’est la substance du courrier de l’organisation panafricaine en charge de l’enseignement supérieur. Toute chose qui vient clouer le bec aux pourfendeurs de l’initiative.
Contrairement à ce que semble démontrer les frondeurs, la réforme du gouvernement ne dérange nullement le Cames. Dans son courrier envoyé à l’autorité en charge de l’enseignement supérieur, le Secrétaire général de l’organisation Bertrand Mbatchi s’est voulu plus que clair. « S’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement pour répondre stratégiquement à un programme national, le Cames ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat», a-t-elle fait savoir. Un peu fidèle à  la ligne des assises de Cotonou tenues en avril 2013, l’autorité de l’instance sous régionale est revenue sur la question essentielle du respect de la souveraineté des Etats membres. Il rappelle également les limites conférées aux universités dans le cadre de la signature de leur diplôme. «L’accréditation des diplômes par le Cames ne confère pas le droit aux établissements privés de signer leurs diplômes », a-t-il fait savoir. Et il ajoute « Notre instance avait exigé dès l’existence du Pred, qu’en cas de reconnaissance ou d’équivalence que les attestations individuelles des diplômes des bénéficiaires soient délivrées par le Cames, sous réserve des originaux des Pv des Jurys »,. On se fait désormais une idée claire sur la question. Les promoteurs d’universités qui n’ont d’astuce que de se réfugier derrière cette instance pour justifier des arguties désormais fixés. Le ministère de l’enseignement supérieur a carte blanche, la polémique peut enfin prendre fin.
AT
 
 
Ouagadougou le 02 Juin 2017
Le Secrétaire Général
Grand Chancelier de l’Oipa/Cames
 
 A
Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur et
 de  la recherche scientifique du Bénin
Cotonou (Bénin)
 
N° 0207.2017/Cames/Sg/AA  
Objet : Votre lettre n°115/Mesrs/Dc/Sgm/Sa
                      
Excellence Madame le Ministre,
 
J’ai le respectueux honneur d’accuser réception de votre correspondance du 29 mai 2017.
En réponse, qu’il me soit permis de réaffirmer au préalable que la mission du Cames, notamment dans le cadre du Programme de Reconnaissance et Equivalence de Diplôme (Pred), respecte la souveraineté des Etats membres.
Cette notion de souveraineté  a été réaffirmée d’ailleurs à Cotonou au Bénin en avril  2013 lors de la 30ème session du Conseil des Ministres du Cames.
En effet, il a été décidé à cette occasion que tous les diplômes soumis à l’accréditation du Cames devraient  être transmis par le ministre de tutelle de chaque Etat.
Ainsi, le Ministère de tutelle possède la latitude de vérifier si les pièces fournies à cet effet sont conformes.
Aussi, s’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre Excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement pour répondre stratégiquement à un programme national, le Cames ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat.
Je voudrais également préciser pour répondre à l’un des aspects de votre correspondance que l’accréditation des diplômes par le Cames ne confère pas le droit aux établissements privés de signer leurs diplômes. Tout dépend en fait, du statut de chaque pays.
C’est pourquoi notre institution avait-elle exigé dès l’existence du Pred, qu’en cas de reconnaissance ou d’équivalence que les attestations individuelles des diplômes des bénéficiaires soient délivrées par le Cames sous réserve de réception des originaux des Pv des jurys.
Très peu d’établissements souscrivent à cette procédure qui devrait aider à renforcer la transparence que vous recherchez présentement.
Enfin, Madame le Ministre, pour donner suite à une autre partie de votre correspondance, je voudrais de manière télégraphique m’exprimer ainsi :
a) Sur l’expertise du Cames
Il m’est difficile de l’identifier puisque statutairement, seul le Secrétaire Général a mandat de parler au nom du Cames
b) Sur les formations en Lmd
En vue d’accompagner le basculement au système Lmd, le Cames a sorti en 2009, un guide sous la plume de deux de ses experts, le Professeur Amoussouga Gero Fulbert et le Professeur Mewara  Mouhammadou : « Construction du Nouvel Espace Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur dans le contexte de la mise en place du système académique Licence-Master-Doctorat (Lmd) dans les établissements d’enseignement supérieur de l’espace Cames ». Ce guide est disponible sur le site web du Cames www.lecames.org
 
Nous disposons également sur le même site, des référentiels d’auto-évaluation et d’évaluation externe des programmes par le Pred ainsi que les nouveaux référentiels, qualité Cames.
 
Vos hautes instructions m’obligeraient
Profond respect
 
Le Secrétaire général
 Professeur Bertrand Mbatchi