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assemblée-benin1Le Parlement béninois a ouvert, hier lundi 10 avril 2017, sa première session ordinaire. La cérémonie s’est déroulée sous l’égide du président Adrien Houngbédji, en présence de son hôte d’honneur, son homologue du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, des membres du gouvernement, du préfet de l’Ouémé, des élus consulaires et des têtes couronnées. A cette occasion, il a mis un accent particulier sur le Programme d’actions du gouvernement (Pag).

« La réussite de ce programme ne sera pas la victoire d’un homme, ni même celle d’une équipe. Elle sera la victoire du Bénin. Elle sera la victoire de la démocratie », a laissé entendre le président de l’Assemblée nationale, lors de son discours d’ouverture. Dans un contexte où le Bénin doit être révélé, sur la base d’un Pag très ambitieux, il est réconfortant pour le chef de l’Exécutif d’entendre de la bouche de la deuxième personnalité de l’Etat que l’aboutissement heureux de ce programme ne dépendra  pas des efforts d’un individu, mais de toute la communauté. C’est pourquoi, il va falloir que toutes les Béninois accompagnent le gouvernement dans la réalisation des grandes œuvres du Pag, dans l’intérêt supérieur du pays. Mieux, le Parlement doit être en pôle position, malgré son statut de contre-pouvoir et de contrôleur des actions du gouvernement, pour accompagner l’Exécutif dans cette noble ambition. Nul ne sera du reste dans l’édification de la nation. Dans cette perspective, le premier des députés a affirmé : « Je n’éprouve aucune appréhension quant à notre capacité à relever ce défi. L’Assemblée nationale a une  conscience aigüe de ses responsabilités et saura placer l’intérêt général au-dessus des considérations partisanes ». C’est dans cette prise de responsabilité que les élus du peuple devront davantage prouver leur bonne foi à la nation, comme ils l’ont fait lors du vote à l’unanimité du Bge exercice 2017, ainsi que pour la loi sur le partenariat public privé. Pour la première année de sa mise en œuvre, le Programme d’Actions du Gouvernement s’appuie sur un budget de 2010 milliards CFA, soit pratiquement le double du budget des années antérieures. Cela signifie que les structures impliquées doivent être plus efficaces dans la mobilisation des ressources. Cela signifie que les capacités et les performances de l’administration publique doivent être améliorées. Le Gouvernement en a la charge et la responsabilité, a reconnu le Président de l’Assemblée Nationale, qui n’a pas occulté, les exigences d’une démocratie soutenue par le peuple qui veut l’eau et le pain et tout de suite. Il en résume l’idée dans un adage latin, « primum vivere ; deinde philosophari ». Il faut vivre d’abord avant de philosopher.

Le souhait de Houngbédji 

« Le défi le plus sérieux auquel nous sommes confrontés est l’accompagnement parlementaire du Programme d’actions du gouvernement. Le Pag a été présenté le 16 décembre 2016 dans un contexte national caractérisé par la morosité économique et la détérioration des conditions de  vie des populations. La perspective de sa mise en œuvre a redonné un immense espoir aux Béninois des villes et des campagnes. Evalué à plus de 9000 milliards de francs Cfa, sur une courte période 2017-2021, ambitieux dans son contenu,  dans son volume, dans la qualité et la pertinence des actions qu’il induit, le Pag donne des raisons de rêver à un mieux-être pour les populations, et constitue l’ébauche d’un plan de développement intégral. Un programme séduisant! A condition bien sûr qu’il soit mis en œuvre de façon rigoureuse et efficace. »

Martin Aïhonnou (Coll)