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golfe-tvL’émission « Le grand débat » de Golfe Tv a reçu dimanche 15 avril 2018, Benoît Dègla, Jacques Migan, Anne Cica Adjaï. Ils ont opiné sur le niveau intellectuel des députés et la qualité des débats qui s’animent au Parlement.

« Parlement béninois : quel niveau de qualité ? » est la question centrale à laquelle les invités de Rachidi Odjo ont répondu dimanche 15 avril 2018 sur l’émission « Le grand débat ». Selon Jacques Migan, président du Front des républicains pour le développement de Porto-Novo, la Constitution a clairement défini les critères qu’il faut pour être élu député, et nulle part, il n’est question du niveau d’instruction. « La qualité des interventions d’un député n’est pas nécessairement liée à son niveau intellectuel, mais cela peut dépendre aussi de sa conviction ou de ses intérêts et ceux du partis qu’il représente », a-t-il déclaré. A l’en croire, il faut que le candidat aux élections législatives soitformé à l’école du parti politique. D’où la nécessité de la mise en œuvre de la réforme du système partisan. Il a indiqué que le militantisme doit aussi prendre le pas sur le clientélisme où les moyens financiers sont devenus le premier critère du positionnement des candidats sur les listes.La question moralité exige quele cordon soit coupéaux députés qui prennent les marchés publics. Anne Cica Adjaï, ancienne présidente de la Cellule de moralisation de la vie publique, a salué la qualité des débats qui ont été menés au cours de la  première législation. « C’était une question de conviction et de valeur », a-t-elle confié. Mais, elle a souligné qu’au fil des années, la qualité a cédé la place à l’intérêt personnel. Benoît Dègla, député à l’Assemblée nationale, s’est dit outré de ce qu’on met tous les députés dans le même sac. « Le député, c’est également des débats dans les commissions », a-t-il fait savoir. A son avis, les propositions de la Conférence nationale n’ont pas trouvé de solutions à tous les maux. De ce fait, c’est à chaque parti politique de savoir celui qu’il faut positionner sur les listes pour améliorer la qualité des débats.Tous les invités sont restés unanimes sur le fait que la mise en œuvre de la réforme du système partisan est plus que jamais nécessaire pour une réorganisation de la vie politique au Bénin.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)