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François koussouoh, Dds Zou-Collines sortant

La Direction départementale de la santé du Zou et des Collines àchangé de main. La passation de service s’est  déroulée le lundi 27 juin 2016 en présence du Secrétaire général du ministère dans la sobriété totale. Après la cérémonie, François Kossouoh, le Dds sortant, a accepté accorder une interview à votre quotidien « Le Matinal » pour présenter la situation sanitaire qu’il a léguée à son successeur.

Le Matinal : Quels sont vos sentiments après la passation de service ?

Dr François Koussouoh : Un sentiment de fierté. A ce titre, je voudrais exprimer toute ma gratitude au personnel de santé des départements du Zou et des Collines pour la franche collaboration que nous avons vécue durant près de 05ans. Je me dois de remercier, très sincèrement, le ministre de la santé, Dr Alassane Séidou et à travers lui, tout le gouvernement de Patrice Talon et toute ma famille. Je reste persuadé qu’à ces moments de l’exigence de la compétence, mon utilisation ailleurs sera encore plus judicieuse pour mon pays.

Quel bilan pouvez-vous faire en ce moment où vous quittez la tête de la Dds/Zc ?

Il faut dire qu’avec le personnel administratif, technique et de soutien, nous avons inscrit le Zou et les Collines parmi les meilleurs dans mains domaines.  Si je dois être exhaustif, je serai long. Je ne vais insister que sur certains points saillants.  En effet, s’agissant  de la couverture vaccinale, les indicateurs se sont montrés compétitifs.  En  2013, le Zou et les Collines sont  2ème  et 1er en 2014 sur le plan national. La fréquentation des formations sanitaires s’est améliorée. Le taux   avoisine  aujourd’hui les 40%. Quant à la surveillance épidémiologique de  la paralysie flasque aiguë, les deux départements  ont occupé le premier rang au plan national en 2013 et en 2014. Les épidémies, telles que la rougeole en 2014 à Kpédékpo et le choléra à  Savalou en 2012, ont été bien gérées et maîtrisées.  Par rapport à la fièvre virale hémorragique de Lassa, le système de surveillance épidémiologique mis en place a permis de gérer avec succès 02 rumeurs, 05 cas  suspects, 06 cas probables et 02 décès à Ouessè. Du point de vue notification hebdomadaire des Mpe, complétude et promptitude, le Zou et les Collines ont occupé la première place sur le plan national en 2014.  Quant  à la prise en charge de la tuberculose, au premier semestre 2016, le taux de succès thérapeutique est le meilleur (95%) alors que le niveau national est à 90%. Au niveau du l’Etme, le Zou est présentement soutenu parce que nous sommes proche du pari (2%) alors que l’objectif étant   inférieur ou égal à 5%.

Parlez nous de vos actions ?

Au cours de mon séjour à la tête de la Dds/Zou-Collines, nous avons  mené une lutte contre la prolifération des morgues traditionnelles. Plus de 50% de ces morgues traditionnelles ont été fermées.  J’ai instauré un climat  de confiance entre mes collaborateurs avec à la clé une  gestion collégiale et participative.  Ce qui a permis d’éviter les soulèvements, les settings, les  mouvements « hôpitaux morts » des partenaires sociaux avec qui nous avons travaillé la main dans la main. On a essayé  d’instituer la célébration par le personnel de la Dds de la fête du 1er mai et de la journée internationale de la femme qui n’existe dans aucune direction départementale. Les résultats que j’ai obtenus au cours de mon séjour sont visibles, concrets et témoignent de mon pragmatisme et de mon efficacité.

Quels conseils avez-vous à prodiguer à votre successeur ?

Je voudrais le  féliciter pour  sa  brillante nomination à la tête de la direction départementale de la santé du Zou et des Collines. Je le  félicite vraiment parce que passer de chirurgien au poste de Dds, c’est une grande chance. Seulement, ici à la Dds/Zc, il n’y a rien à couper avec bistouris. Si vous coupez avec bistouris, ça va pousser à nouveau dès le lendemain. Je lui suggère de   faire appel aux fonctions séquentielles de management et à une vision de santé publique. Cela lui  permettra entre autre  d’être en état de veille permanente pour organiser à chaque fois que la situation se présentera, une riposte épidémiologique. Je demande d’ores et déjà à tout le personnel de la direction et  les agents de santé des deux départements, de collaborer sans faille avec lui  afin que les résultats soient encore plus élogieux au cours des années à venir.

Propos recueillis par Zéphirin Toasségnitché Br (Zou-Collines)