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Le président Patrice Talon prononçant son discours d’ouverture

En marge de l’ouverture officielle du Caucus africain le jeudi 04 Août 2016 au Palais des congrès de Cotonou, le Président de la République s’est adressé aux participants à cette rencontre continentale. Patrice Talon, dans un langage de vérité, a invité les gouverneurs africains à aller très loin dans leurs réflexions. Pour lui, les potentialités existent et il n’y a qu’à les valoriser. Lire ci-dessous l’intégralité de son message.  

« Chers participants ! J’ai foi que vous serez en mesure de faire du sommet de Cotonou, un sommet qui va entrer dans l’histoire, parce que le monde va mal. Mais nous avons espoir que l’homme est capable de vaincre les difficultés qui se posent à lui, dans son développement. L’homme est capable d’opérer les changements qu’imposent son développement et son épanouissement. Et je sais que les Gouverneurs africains que vous êtes, que les personnes en charge des finances et du développement que vous êtes, êtes capables de sortir le meilleur de vous-mêmes pour convaincre les Institutions que vous managez aux côtés de vos confrères occidentaux pour que l’Afrique soit un continent d’intérêt général. Notre continent, c’est vrai, a beaucoup de mal à rattraper le train de développement. Nous en sommes les principaux responsables. Il est temps de nous en prendre charge, nous-mêmes. Mais nous sommes dans un monde de solidarité et d’interactivités. Si l’Afrique va mal de plus en plus et de manière plus durable, le monde ira mal. Vous pouvez trouver les arguments pour mobiliser les ressources qui existent dans le monde de manière abondante pour un plan marshal au service de l’Afrique. Je m’adresse à vous avec beaucoup d’émotions, avec espoir, parce que j’ai de plus en plus l’impression que les Institutions internationales font le minimum pour l’Afrique. C’est vrai que nous n’étions pas au rendez-vous des grandes mutations au cours desquelles le monde s’est mobilisé au lendemain de la seconde guerre mondiale pour relancer le développement humain. Mais nous ne sommes pas non plus loin de notre choc humanitaire. La pauvreté risque d’être pire que la seconde guerre mondiale. Si le monde ne fait rien pour combattre la pauvreté, le monde ira mal. Je ne suis pas pessimiste, mais je sais que… vous serez capables d’avoir les mots qu’il faut pour convaincre le monde…les Institutions afin que cette importante masse d’argent qui cherche où investir, soit mobilisée au profit de l’Afrique parce que dans quelques années, nous serons en mesure d’atteindre les niveaux de croissance, capables de faire de l’Afrique, la nouvelle région d’espoir pour le monde. L’Asie a fini de démontrer de quoi elle est capable. C’est notre tour maintenant. Et le potentiel est énorme. Nous devons être conscients que la gouvernance n’est pas notre meilleur atout. Si nous sommes disposés à montrer au monde que nous pouvons mieux nous organiser, que nous pouvons être plus sérieux, que nous pouvons être plus déterminants au service de notre développement, le monde croira en nous. Les richesses du sous-sol pour le développement, c’est l’organisation, le travail, le sérieux. Vous êtes l’élite. Le continent compte sur vous. Je compte personnellement sur vous ».

Propos recueillis par Félicien Fangnon