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Le chef de l’Etat confiant en l’avenir

Au cours de la rencontre à cœur ouvert avec les chefs traditionnels du nord Bénin le samedi 4 mars 2017, le Chef de l’Etat, Patrice Talon, a déclaré qu’il comprend l’impatience du peuple. Il a promis inverser fondamentalement la tendance d’ici là. (Lire son intervention)
« Vous m’avez confié la tâche difficile de travailler à votre bien-être et vous savez que je ne suis pas un paresseux. Vos bénédictions me donneront la force et la santé de ne pas vous trahir et de travailler efficacement. Ce qui m’importe est qu’à la fin du mandat, Dieu vous accorde à vous tous longévité, bonne santé pour que de vos yeux vous puissiez constater ce que j’ai pu faire de mon mandat. La situation est difficile. La vie est dure dans le pays. Manger est difficile. Il n’y a pas de travail. Nous le savons et je le savais aussi très bien. Mais pourtant, je me suis engagé. J’ai promis que les choses vont s’inverser, que la situation ne restera pas ainsi. Je voudrais vous prier encore de me faire confiance. Les difficultés des uns et des autres génèrent de l’impatience. Lorsqu’on a faim, lorsqu’on a des besoins, on est impatient. Que ce soit en Afrique, en Europe, chez les Blancs ou les Noirs, le besoin, ce qui nous manque nous rend impatient. Et c’est légitime que les concitoyens soient si impatients. Mais, construire exige du temps. Surtout ce qui est gâté met du temps à être reconstruit. La seule chose qu’on fait immédiatement et qui, parfois, nous trompe, c’est de se promener et de distribuer de l’argent. Cela, on peut le faire immédiatement. Mais quand on veut construire, quand on veut réorganiser la santé, construire des hôpitaux, mettre les médecins au travail, améliorer le plateau technique, quand on veut réorganiser l’école, construire des écoles, former les enseignants, ce sont des choses qui prennent beaucoup de temps. Construire des routes prend du temps aussi. Accompagner les producteurs agricoles à améliorer leur rendement prend du temps aussi. Trouver de nouvelles filières prend du temps. Tout ce dont l’homme a besoin pour construire prend du temps parce qu’il faut réfléchir, trouver les bonnes stratégies, prendre la bonne décision, trouver l’argent et même si cet argent existe, l’utiliser intelligemment pour construire. Tout ce qui amène le développement durable, tout ce qui crée des emplois et crée la richesse durable nécessite du temps.
Un pays dans lequel on prend l’argent disponible, l’argent de ceux qui nous aide et qu’on distribue, ce pays restera éternellement pauvre. Notre situation est difficile. Il n’y a pas de travail. Les jeunes sont à la maison. Combien d’entre vous ont accès aux soins facilement ? Notre système de santé n’est pas en mesure de prendre en charge tout le monde notamment les plus démunis.
Ce que je voudrais vous dire, c’est qu’il y a bientôt un an que je suis là, et vous n’avez rien vu. C’est vrai. Mais vous m’avez élu pour 5 ans. Je ne ferai pas 5 ans pour vous montrer ce que nous sommes en train de construire. D’ici un ou deux ans au maximum, vous verrez concrètement de vos yeux que nous avons commencé à construire, la plupart des routes qui restent à construire. Vous verrez que la plupart des communes seront connectées par des voies carrossables. Vous constaterez que les marchés seront construits dans la plupart de nos villes. Vous constaterez que le système de santé sera amélioré et que presque tous les Béninois auront droit à la santé.  Mon gouvernement et moi travaillons beaucoup. Bientôt, vous verrez d’autres usines créatrices d’emploi et de richesse s’implanter dans la partie nord de notre pays. Pour ceux qui attendent qu’il y ait davantage d’usines de coton pour l’égrenage, ils verront de leurs yeux que d’autres usines verront le jour bientôt. Ce n’est pas le rôle de l’Etat de construire des usines. Son rôle est d’inciter ceux qui ont la charge de le faire, de le réaliser. Nous allons le faire. J’ai également l’ambition de promouvoir beaucoup d’autres cultures afin de créer davantage de richesse. Je nous demande un peu de temps ».

Propos recueillis par H. A.