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TALON
Patrice Talon

Les deux finalistes à la présidentielle au Bénin étaient le matin du jeudi 17 mars 2016 sur la Radio France internationale (Rfi). Interrogés par François Bouabouvier, les deux ont démontré leur optimisme à gagner la présidentielle au soir du scrutin du dimanche prochain. Occasion pour eux de décliner un pan de leur vision. « Je ne serai pas éligible en 2021 », a confié le candidat de la rupture, Patrice Talon. 

 Avant le grand débat contradictoire d’hier jeudi 17 mars 2016 sur les écrans des télévisions nationales au Bénin, les deux candidats finalistes du second tour de la présidentielle de mars 2016, se sont prononcés sur la radio mondiale dans la matinée. Sur la question ayant rapport à leur chance de remporter ce sprint final le dimanche prochain, Lionel Zinsou et Patrice Talon ont montré une certaine assurance et une certaine détermination à nul autre pareil. Pour Lionel Zinsou, premier ministre candidat, « les électeurs béninois sont suffisamment mûrs pour ne pas se laisser berner par des individus regroupés prétendant une rupture or complètement plongés dans une continuité qui ne dit plus son nom ». Dans un langage rassurant, Lionel Zinsou fait allusion au vote du dimanche 6 mars dernier et évoque que le même scénario pourrait se reproduire et les ralliements n’ont pratiquement rien à voir avec les aspirations du peuple, « fatigués aujourd’hui de cette bande de politiciens qui ne s’adonnent qu’à une politique politicienne ». « La victoire est pour moi au soir de ce scrutin du dimanche et je n’en doute aucunement », a-t-il dit pour conclure. Quant à son challenger Patrice Talon, arrivé en deuxième position au premier tour du scrutin du dimanche 6 mars dernier, « le peuple a maintenant soif de rompre avec les mauvaises pratiques managériales du pouvoir en place et d’en finir avec le régime qui a assoiffé économiquement et asphyxié sur tous les plans l’état de la nation ». Tout aussi rassurant, il se réjouit de soutiens dont il bénéfice de toute part avec les autres candidats qui avaient concouru avec lui dans le premier round présidentiel. Il a tout de même réfuté l’argument selon lequel tout est gagné d’avance, surtout avec ses alliés qui crient déjà « victoire » avant même la tenue de ce second round électoral. « Nous devons nous mobiliser, allez à la conquête des voix, une par une, afin d’assurer la victoire du peuple au soir du scrutin du dimanche prochain ». Sur la question de ses reformes du système démocratique béninois, l’ancien exilé du régime Yayi a réaffirmé qu’il « ne sera plus éligible en 2021 ». Pour lui, la question du renouvellement du mandat présidentiel pervertit les dirigeants africains et ils rendent leur peuple esclave de leur gouvernance. « Le peuple béninois mérite mieux et il est temps de passer à une rupture, la véritable. Il est toujours bien de le faire avec des anciens collaborateurs reconvertis pour un nouveau départ que de continuer avec des gens ancrés dans le système et qui n’ont jamais pensé s’extirper », a-t-il dit.

Source extérieure