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yayiDifficile de s’approvisionner en eau dans la Commune de Nikki depuis quelques mois. La denrée est devenue rare. Les pompes de la Soneb sont à sec et occasionnent de longue file au niveau des quelques points de forage à motricité humaine disponibles. Les femmes et les enfants, avec les bassines et les bidons, sont à la quête de l’eau qui manque cruellement. La cause, c’est la sécheresse qui sévit depuis environ trois mois. Malgré les marches de soutien qu’organisent les responsables communaux à l’endroit de Yayi Boni, qui fait de la prospérité partagée son cheval de bataille, les populations de Nikki souffrent le martyr.

Les populations de la Commune de Nikki vivent le calvaire de la pénurie d’eau, depuis quelques mois. Il n’y a plus d’eau dans les pompes de la Société nationale des eaux du Bénin. La situation perdure et l’inquiétude gagne plus d’un, en cette période de sécheresse. Selon nos investigations, l’insuffisance de gaz-oil pour tourner les groupes de ladite société serait à l’origine de l’aggravation du phénomène. Désormais, les populations font recours aux eaux du barrage, très impropre avec toutes les conséquences liées aux maladies hydriques. L’approvisionnement à partir des forages à motricité humaine est insuffisant au regard du nombre insignifiant de ces points d’eau. S’il n’est pas rare de constater des bagarres pour avoir la denrée, il est à constater que la situation va de mal en pire. Selon les spécialistes, la Commune de Nikki tiendrait sa dépendance en eau de la pluviométrie. Mais, le manque d’une politique d’assainissement et de conservation amène à la situation que vivent actuellement les populations. La situation est déplorable et il urge d’agir pour que l’eau, source de vie ne soit plus une denrée rare. Le seul barrage qui sert de réservoir d’eau pour la Commune ne répond plus aux normes. Ce barrage, réalisé en 1993 par le Pedeb-Pnud et la Fao est dans un état de délabrement total. « Il y a très longtemps qu’il a été désensablé », indique un fils de Nikki. Mieux, un cadre de la localité, très remonté contre la gestion de l’équipe communale, suggère la construction d’un autre barrage plus moderne, avec toutes les commodités. « La solution ne saurait tarder », souligne le maire, Oumarou Lafia. A la faveur de la reddition de comptes sur l’assainissement, organisée le mardi 03 février dernier, le maire a annoncé la construction prochaine d’un barrage sur financement de la Boad. Ledit barrage sera installé dans le village de Sèréwodirou dans l’arrondissement de Sérakali. Mais, les populations, pour la plupart, ont indiqué ne plus croire aux promesses. La question de la pénurie d’eau est très préoccupante. Le phénomène est cyclique chaque année. Et, les populations se demandent où se trouve la prospérité partagée dont parlent le chef de l’Etat et ses partisans qui ne marchent que pour encenser leur patron, au moment où il y a cruellement manque d’eau à Nikki.

 Clément Dognon

Br Borgou-Alibori