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La chargée du centre Okpara culture, Finesse Tonadji, présente les activités de l’association

Le monde culturel béninois connait l’engagement d’une kyrielle d’associations qui s’évertuent à le dynamiser. Les unes différentes des autres de par les domaines d’intervention et les objectifs… Parmi celles-ci, Okpara Culture a choisi de mettre en valeur la culture matérielle et immatérielle du Bénin et de conserver les savoirs locaux.

« Valoriser et pérenniser. Quels que soient les modifications et les effets de la modernisation, protéger jalousement le patrimoine culturel matériel et immatériel du Bénin », c’est ce à quoi travaille Okpara Culture. Créée depuis 1998 par Gilles Bokpè et quelques passionnés de la culture, Okpara culture est une association culturelle ouverte à tous les Béninois et engagée dans la promotion des richesses endogènes. Sis à Zogbo, le centre culturel de l’association participe activement à l’animation du secteur culturel béninois à travers plusieurs types d’activités. Ce centre travaille avec les jeunes et les enfants à la base, avec des groupes de théâtre et de cinéma qui y répètent et sont suivis. A en croire le chargé de la gestion du Centre Okpara Culture, Finesse Tonadji, l’association reste fidèle à sa vocation et toutes les activités menées par Okpara Culture concourent à l’atteinte de ses objectifs.
 Beaucoup d’activités, mais peu de soutiens
 Plusieurs activités animent le centre Okpara Culture. « L’association mène des causeries-débats tous les mois autour d’une thématique culturelle en vue d’améliorer le secteur et de contribuer à son éclosion. D’autres activités, notamment les projections de films béninois ou tout au moins africains, tous les samedis soirs. L’objectif, c’est de valoriser et faire connaître les acteurs béninois et africains d’une part et d’autre part, d’inciter les jeunes à s’intéresser davantage au domaine et à s’améliorer», a renseigné le chargé de gestion du centre, Finesse Tonadji. Elle a d’ailleurs indiqué que la prochaine causerie-débat aura lieu samedi 19 novembre prochain sur le thème : « Cinéma et théâtre: Quelle similitude ? ». Aussi, le chargé du centre évoque l’organisation des cours de danses notamment traditionnelles, toutes régions considérées. « Des professionnels en la matière sont mobilisés pour tenir les personnes de divers âges (enfants, jeunes et adultes). Le but, c’est de valoriser nos danses, chants endogènes pour qu’ils soient toujours d’actualité », a-t-elle ajouté. Par ailleurs, plusieurs projets sont à l’actif de Okpara Culture. Entre autres, le projet « Nos enfants dansent » mis en œuvre dans les écoles. « Avec l’accord des directeurs, un certain nombre d’enfants sont entrainés à la danse. Après l’apprentissage, c’est la restitution. Ainsi, dès le bas âge, ils s’habituent à leur culture, s’y attachent pour ne pas s’en détourner », a expliqué Finesse Tonadji avant d’énumérer d’autres projets tels « Le village de l’igname », « Les recettes de grand-mère »… De nombreuses activités au profit des acteurs et du public béninois, mais visiblement très peu de soutiens. La simple évocation de la direction du fonds d’aide à la culture horripile le chargé de gestion du centre. Elle ne veut pas en parler. Dépitée mais avec fierté, elle répond : « C’est la passion de ses membres qui pousse Okpara Culture à poursuivre dans sa lancée».
A P