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thomas agbevaSous le régime du Nouveau départ, la crédibilité du permis de conduire béninois se renforce davantage. C’est du moins ce qu’il faut retenir de la conférence de presse du Directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres, Thomas Agbéva, le jeudi 24 mai 2018, au siège de la structure.

L’Agence nationale des transports terrestres est animée par le souci de performance. Pour cela, il a initié un certain nombre de réformes, notamment dans le secteur des permis de conduire. Aujourd’hui, en matière de délai de satisfaction des impétrants, il y a un effort considérable qui est fait. De six mois pour entrer en possession du précieux sésame, la procédure est ramenée à moins d’un mois. A cet indicateur de performance s’ajoute l’organisation, de façon simultanée, sur le territoire national de l’examen. Un examen, qu’a certifié le Directeur général Thomas Agbéva, se déroulait jadis, de façon tournante. Mais grâce à la clairvoyance des autorités de l’Anatt, ce mythe a été brisé. Mieux, l’Agence s’est dotée de sites propres, notamment à Porto-Novo et à Parakou. Mais ce qui fait aujourd’hui la fierté des usagers de l’Anatt est le fait que la fraude n’a plus droit de cité. « Avant, l’organisation des examens de permis de conduire était entachée d’irrégularités. On pouvait rester à la maison pour avoir son permis. Aujourd’hui, le système est verrouillé et rendu imperméable à la corruption et au favoritisme », a déclaré le conférencier. Selon lui, un système informatique est mis en place et qui sort automatiquement les corrigés-types après la phase de composition. Le secteur des auto-écoles aussi n’échappe pas aux réformes. Désormais, pour jouir de ce titre, il faut au préalable être autorisé par le Ministère des transports. « Nous sommes en train de mettre tout en œuvre pour extirper de la corporation les gens qui ne sont pas autorisés à exercer. Nous sommes en train de mettre en place des mécanismes pour contrôler les auto-écoles qui se sont installées de façon régulière », a-t-il annoncé.

Joël Samson Bossou