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FmiLe représentant-résident du Fonds monétaire international au Bénin (Fmi), Karim Barhoumi, était face à la presse jeudi 8 novembre 2018, à Cotonou. Au menu des échanges, les résolutions des dernières assises de l’institution à Bali en Indonésie,  sur les perspectives de la croissance économique en Afrique subsaharienne  et plus précisément au  Bénin.  

« Il est observé dans la grande majorité des pays subsahariens, une réduction des déficits budgétaires, mais la qualité d’ajustement doit être améliorée, surtout en ce qui concerne les efforts à fournir par les dirigeants africains pour maîtriser la croissance économique ». C’est ce qu’a fait savoir Karim Barhoumi, lors de sa traditionnelle rencontre avec la presse, hier jeudi 8 novembre 2018,  à son cabinet sis au ministère des Finances. Pour le représentant du Fmi,  l’indicateur fondamental sur lequel devrait se baser ces pays pour un équilibre de la croissance économique, c’est la diversification des sources de revenu. Cela, selon les capacités de mobilisation de chaque pays. Il a cité comme exemple, le cas des pays exportateurs du pétrole, dont l’économie, lors de la baisse du prix de pétrole, reçoit également un coup. « Pour l’Afrique subsahariens en termes de perspectives, selon nos estimations, la croissance devrait passer de 2,7% en 2017 à 3,1% en 2018 et 3,8% en 2019 », a-t-il précisé. En ce qui concerne le Bénin, Karim Barhoumi a indiqué qu’outre la source principale qu’est la fiscalité, il urge d’accroître davantage les investissements agricoles. Selon lui, dans le cas où les revenus fiscaux connaîtrons une baisse, il suffit de s’appuyer sur les bénéfices que vont générer les investissements du secteur agricole. Et ce,  d’autant que le Bénin n’a pas un sous-sol riche. Il  a, ensuite,   fait comprendre que le Bénin peut bien s’en sortir seulement avec ses revenus fiscaux. Il suffit, selon lui,  de réduire le contact des agents avec les clients dans les perceptions et autres entrées des recettes de l’Etat. C’est ce que le gouvernement du président Patrice Talon s’est attelé à faire dès son avènement au pouvoir. Les performances du Bénin lui ont, d’ailleurs, valu d’être   sélectionnés  par le Fmi, parmi six autres pays en Afrique, pour un projet pilote de développement. Selon le représentant du Fmi, le Bénin n’a besoin que des 20% de son Pib pour atteindre les Objectifs pour le développement durable d’ici 2030. Karim Barhoumi a estimé que les dettes contractées par les pays subsahariens constituent également un obstacle à leur croissance économique. Car, les taux d’intérêt trop élevés induisent des ressources en moins pour l’investissement public. « Les conditions financières se sont durcies à travers une hausse des écarts du taux d’intérêt après la crise économie de 2014 et les sorites du capitaux », a-t-il souligné.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)