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le préfet Azandé répondra de ses actes

La population béninoise notamment celle se retrouvant dans les zones des fleuves Niger et Ouémé doivent prendre des précautions pour se prémunir contre les prochaines inondations. L’alerte a été donnée ce mercredi 12 août par le ministre de l’intérieur Placide Azandé devant des représentants du Système des nations unies, des ONGs humanitaires et des membres de la société civile.

La prochaine saison des pluies s’annonce dure avec pour conséquence les problèmes d’inondation. Les voyants sont au rouge d’après les informations parvenues à l’agence Nationale de protection civile Anpc et le Système d’alerte précoce Sap-Bénin. En de pareilles circonstances, la prévention est de mise. Raison pour laquelle le ministre de l’intérieur en sa qualité de président de la Plateforme nationale de réduction des risques des catastrophes et d’adaptation au changement climatiques a donné un point de presse ce mercredi dans son département ministériel. Ceci pour informer les uns et les autres de la situation qui prévaut actuellement au niveau du fleuve Niger. On retient de la déclaration du ministre de l’intérieur que la situation d’alerte orange qui prévalait sur le fleuve Niger à Malanville depuis quatre jours est passée ce mercredi 12 Août à une situation d’alerte rouge de 8,50 mètre de hauteur. Conséquence, il est formellement déconseillé aux populations riveraines de laisser les enfants aller au fleuve. Et à toutes personnes d’éviter la baignade jusqu’au rétablissement d’une situation normale. Toutes les villes qui se trouvent autour du fleuve Ouémé dans lequel se déverse le fleuve Niger sont aussi concernées par cette situation de crue. Les populations doivent se tenir en alerte à cause des dangers auxquels elles sont exposées. Le ministre de l’intérieur Placide Azandé exhorte les préfets, les maires, les Ong humanitaires à prendre des dispositions idoines en vue de minimiser les conséquences de ces catastrophes naturelles que sont les inondations.

Bref aperçu sur les conséquences désastreuses des inondations de 2010

Vers la fin du mois d’août 2010, en raison de fortes pluies diluviennes qui ont fait sortir les cours d’eau, les rivières et les fleuves de leur lit, de graves inondations ont touché le Bénin. Ces inondations ont causé des dégâts importants avec un impact sans précédent sur les populations. Plus de 55 communes affectées. Environ 680000 personnes étaient touchées par cette catastrophe et 46 qui ont perdu la vie. Plus de 55000 maisons ont été endommagées, 455 écoles et 92 centres de santé partiellement ou complètement détruites. L’impact des inondations sur l’économie béninoise d’après un rapport du système des Nations Unies en Avril 2011 ressort des dommages et des pertes. L’ensemble des dommages occasionnés par ces inondations de 2010 sur l’économie béninoise s’élève à près de 78,3 milliards de FCFA. Ils concernent les destructions totales ou partielles de biens y compris les bâtiments et ce qu’ils contiennent, les infrastructures, les stocks, etc. Les pertes s’élèvent quant à elles à environ 48,8 milliards FCFA. Il s’agit notamment des variations de flux économiques dont les déficits de production et les ventes non réalisées.

Marcus Koudjènoumè