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plage-cen-sadUne ambiance particulière s’observe sur la plage le Bélier de Cotonou, connue sous le nom de Cen-sad pendant la période des vacances. Nous y avons séjourné pendant quelques heures le week-end écoulé.
Il est 16 heures, samedi 5 aout 2017 sur la plage Cen-Sad, située à environ 300 mètres du Carrefour le Bélier. L’ambiance est particulière. Il y a du monde qu’autrefois. L’animation est aussi extraordinaire. Des enfants, sous le regard de leurs parents, couraient dans tous les sens. A l’entrée, des vendeuses circonstancielles s’étaient installées. Elles vendent du riz, des oranges, des pommes vertes, de l’eau communément appelée « pur water ». Le tenancier de la cafète installée à quelques dizaines de mètres de la mer est très affairé, à cause du nombre de clients qui attendaient. Visiblement, les personnes chargées d’assurer la sécurité des motos et voitures garées sur la plage vont faire un bon chiffre d’affaires, ce jour spécial. Il en est de même pour les responsables du bar Havana qui grouillait de monde et qui distillait de la musique d’origine nigériane.  Dans ce bar, ce ne sont pas seulement les Béninois qui y viennent. Il y a aussi des Nigérians, vu que certains parlent couramment l’anglais et que la plupart des véhicules en stationnement avaient sur leurs plaques le drapeau du voisin de l’Est. L’autre chose un peu inhabituelle, c’est qu’il faut payer avant d’accéder à la plage. Les fonds perçus permettent d’assurer la protection et la propreté de la plage. Effectivement, elle est propre et attirante. Audrey est une jeune fille âgée de 16 ans qui vient d’avoir son baccalauréat. Nous l’avons rencontrée sur la plage: «  La plage, lieu de distraction me permet de changer les idées », a-t-elle confié. D’autres étaient en famille. Il y a aussi des couples qui s’amusaient, les enfants à leur tour jouaient au ballon, pendant que d’autres pourchassaient des crabes.  « La plage est spécialement faite pour se reposer et se débarrasser des problèmes », selon un visiteur rencontré. Juste derrière Havana, on constate la présence d’un vieux navire qui a certainement chuté là il y a un moment. A l’extrême droite, ce sont de grosses roches disposées dans l’eau pour empêcher l’avancée de la mer. Vers la haute mer, on aperçoit des bateaux sur les vagues.
 
Ghislaine Akpovo
(Stag)