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Martin-assogbaLa plateforme des Ong engagées dans la lutte anti-tabac a organisé, hier jeudi 18 août 2016, une conférence de presse au siège de l’Ong Iect à Abomey-Calavi, pour exhorter les pouvoirs publics à accélérer le processus d’adoption de la nouvelle loi anti-tabac du Bénin. La lenteur administrative observée jusque-là irrite  le président de l’Ong Alcrer Martin Assogba.

C’est une réponse urgente qu’a apportée la Plateforme des Ong engagées dans la lutte anti-tabac face à la prolifération des centres de vente du tabac au Bénin et à la lenteur administrative que subit le processus d’adoption de la nouvelle loi anti-tabac du Bénin. Pour Martin Assogba, président  de l’Ong Alcrer,  l’industrie du tabac contourne les dispositions légales et développe d’autres stratégies. Ces pratiques malveillantes liées  à la publicité, au marketing et à la vente des produits du tabac à proximité des écoles sont réelles et perceptibles. Il urge donc, selon le conférencier, de voter des lois concrètes afin que l’industrie du tabac échoue dans ces manigances. Tous les efforts du Ministère de la Santé, l’Organisation mondiale de santé, et la Société civile dans l’adoption d’une nouvelle loi anti-tabac en vue de contrecarrer l’industrie du tabac dans ces manœuvres ont été infructueux. Et pour cause, le décret de transmission élaboré depuis 2015 est resté bloqué et n’a jamais été transmis au Parlement après plus d’un an. Les organisations de la société civile regroupées au sein de la Plateforme « Halte tabagisme-Bénin » s’inquiètent quant à l’issue de ce processus qui n’a que trop duré.  Martin Assogba met donc le public au parfum de la lenteur administrative qui secoue le processus d’adoption de la nouvelle loi. Il invite, par la même occasion,  l’Exécutif à se saisir du dossier afin de protéger les générations actuelles et futures des effets sanitaires, sociaux, environnementaux et économiques dévastateurs de la consommation de tabac.

Jockvien Tchobo (Stag)