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nouveaudepartTout le monde se plaint du Nouveau départ, mais les raisons des plaintes sont différentes. Le tableau actuel présente deux catégories. D’un côté, il y a les gagne-petit et honnêtes gens qui subissent la crise. De  l’autre, la grande masse des voleurs de la République qui sont actuellement dans la dèche du fait des réformes sous le régime actuel.   
Ils ne savent plus où donner de la tête. Primo, il s’agit de ces mécontents qui affabulent sur les réseaux sociaux et inventent des histoires montées de toutes pièces. Secundo, ce sont ces anciens barrons de la République qui pillaient systématiquement toutes les ressources de l’Etat à travers des avantages à crever l’œil. Tertio, les mécontent de la République sont ces agents subalternes qui passent le clair de leur journée à se reposer, mais qui perçoivent leurs salaires à la fin du mois. Quarto, ce se sont ces agents du privé qui perçoivent au trésor public. Quinto, ceux qui déblatèrent sur le gouvernement du président Patrice Talon sont ces cadres de l’administration à qui l’ancien système a permis de voler allègrement les ressources de l’Etat dans la parfaite impunité. Sexto, les très fâchés sont ces cadres qui avaient le génie d’inventer des activités non réalisées et perçoivent frauduleusement des sommes énormes. Enfin, ceux qui crient leurs malheurs sont ces cadres qui pouvaient dans leurs bureaux inventer des voyages et percevoir les frais de billets d’avion en complicité avec des agences de voyage. Et donc, c’était cet argent facile qui permettait à ces insolents d’exhiber ce luxe dans les rues de Cotonou. C’est cet argent facile qui leur permettait de s’offrir des libertés dispendieuses dans les grands cabarets de Cotonou. C’est cet argent facile qui leur permettait d’assurer la scolarité de ces nombreuses petites étudiantes et collégiennes (qui s’offraient sans réfléchir)  et aussi le loyer de nombreuses maîtresses qui étaient dotées d’un salaire régulier. C’était pour eux la façon royale de redistribuer leur précaire richesse et de faire circuler cet argent. Comme la richesse parfois est une fiction, ces chenapans à colle blanc croyaient qu’ils avaient un titre foncier et que leur état de boulimie était immuable. Conforté dans leurs illusions, ils se la jouaient sans désemparer. Ils se disaient que leur roi n’allait jamais partir et qu’ils pourraient s’offrir un boulevard royal pour ces actes pudibonds. Ils avaient tout concocté mais la providence n’était pas avec eux. Pendant qu’ils faisaient cela, le mécanicien du coin, l’artisan, le cadre honnête de la République voyait sa misère s’accentuer. Le pillage systématique des ressources par ces voleurs envenimait la précarité et asphyxiait la trésorerie de l’Etat. La conséquence directe, c’était la perte de confiance des gens qui aident ce pays et l’accentuation de la misère. Par leur fait donc, les gagne-petit étaient condamnés à la misère pesante. Ils n’avaient plus d’issue. C’était pour eux, la fin. C’est dans ce contexte difficile qu’est arrivé Patrice Talon. Son combat était de corriger cette injustice et donner espoir au plus petits. Les voleurs ont commencé par prendre peur. Les structures budgétivores ont été supprimées l’une après l’autre. Contraints à la disette et ne voyant aucune issue, ces super puissants désormais tout petits ne savent plus où donner de la tête. La grande masse des pauvres de la République accueille chaque jour ces anciens riches qui épousent la misère et égrènent le chapelet de la souffrance. Pour se frayer un chemin, certains d’entre eux se disent désormais défenseurs du peuple et donneurs de leçons. Ils tentent de se confondre à la masse alors qu’ils sont les artisans de la misère du peuple. Cette catégorie de plaintifs doit être distinguée du peuple honnête qui aspire au bonheur et pour lequel le régime actuel se bat pour réparer l’injustice causée depuis des années. Au lieu de crier que rien ne va, ces chenapans doivent prier que les audits sous le Nouveau départ ne les épinglent.
 
Abdourhamane Touré