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deputes-assLes députés de la 7ème législature ont procédé, hier mardi 04 avril 2017, à l’examen du rapport de la commission des lois. A l’issue du vote, les élus du peuple ont émis un vote défavorable.

60 députés ont voté pour le rapport de la commission des lois, 22 ont préféré aller contre et 01 seul a voté abstention. Après la présentation du rapport de la commission des lois par le rapporteur, OrdenAlladatin, le président Adrien Houngbédji a lancé les débats généraux. Deux camps s’étaient, du coup, distingués : les révisionnistes et les antirévisionnistes.  Les seconds ont avancé comme argument, le moment choisi pour lancer le projet de révision. Pour les révisionnistes, c’est le moment plus que jamais de réviser la constitution du 11 décembre 1990. Depuis la 4ème législature, la question est d’actualité, et à la 7ème législature, il n’est pas question de laisser cette opportunité de rendre plus moderne la loi des lois. Pour cette raison, ils estiment qu’il est indispensable de franchir le premier pas pour ouvrir le dossier, afin d’intégrer les amendements recueillis auprès des populations sur le terrain. Evoquant les griefs des magistrats et syndicalistes, le député Idrissou Bako a dénoncé un manque de cohésion autour du projet. Quant au député Michel Abimbola, il a fait savoir qu’il est là pour voter « oui » pour la prise en considération du projet, afin que les amendements des populations soient intégrés. Après les débats généraux, le vote a révélé que la barre des ¾ n’a pu être franchie. Ce qui entraîne le rejet pur et simple du projet dit de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Il faut dire qu’en début de séance, les députés, se référant à l’article 4 de la Constitution qui indique que le peuple exerce sa souveraineté par ses représentants ou par voie référendaire, ont unanimement dénoncé la pression que la rue exerce sur eux. Le député Nago Coffi Mathurin a alors souhaité que ceux qui sont dans les rues viennent dans la salle de discussion pour participer aux débats. «  C’est une démarche participative qui rime avec les aspirations de certaines couches de la population rencontrée sur le terrain », a-t-il justifié.

Martin Aïhonnou