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wallisLa polémique qui a nourri les débats à l’hémicycle, ces derniers jours, a fait sortir certains députés, dont Wallis Zoumarou, de leurs gongs.
Plusieurs pics ont été lancés à l’endroit du gouvernement de la Rupture, à l’hémicycle en ce qui concerne la nouvelle carte universitaire. Les dernières récriminations en date ont été enregistrées lors de la plénière du mardi 17 août 2016 ; des heures durant, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a subi des attaques venant de toutes parts. En réalité, les députés voulaient que la ministre Odile Attanasso fasse profil bas, et utilise un langage beaucoup plus diplomatique, en s’adressant à la Représentation nationale. « Les députés n’ont rien compris de la carte universitaire. Si atelier il devait y avoir, le gouvernement ne fera qu’expliquer sa vision », Ce sont là entre autres propos tenus par la ministre qui ont vexé les députés déjà braqués sur le sujet. Face aux propos de la ministre, le président de la commission du Plan, Michel Abimbola, a répliqué : « Nul n’a le monopole de l’intelligence ». Dans cette atmosphère délétère, la ministre a dû faire profil bas. Face à cette situation peu confortable, le vice-président du groupe parlementaire Démocratie et Unité nationale, dirigée par Rosine Soglo, a invité ses collègues à être conséquents, envers eux-mêmes, d’autant plus que ce qu’ils réclament n’a pas été fait sous le régime défunt. « Quand Yayi Boni définissait sa carte universitaire, qui avait-il consulté ? » « Avait-il organisé un atelier ? »,  A-t-il demandé leur avis ? » Ces différentes questions n’auront sûrement pas de réponses, face à position tranchée  de certains de ses collègues, qui ont obtenu, au forceps, du gouvernement de la rupture, la promesse d’organiser dans les prochains jours un atelier en vue d’harmoniser les points de vue sur la nouvelle carte universitaire.

De quoi s’agit-il en réalité ?

Ce n’est plus un secret de polichinelle que l’ouverture d’une université digne du nom doit respecter les normes en la matière. Par parallélisme des formes, les universités privées qui ne respectent pas une certaine norme, ou qui n’ont pas obtenu l’agrément du ministère de l’enseignement supérieur sont systématiquement fermées. Il s’avère indispensable que la nouvelle vision du gouvernement en matière d’enseignement supérieur soit  soutenue et non vouée aux gémonies. De sept universités ou centres universitaires que comportait l’ancienne carte, le gouvernement de la Rupture en réduire jusqu’à quatre. Malheureusement, le débat qui a cours semble se résumer, à la question de ‘’ma région va perdre son université ‘’ ; ‘’la capitale doit avoir une université de type pluridisciplinaire’’. Une réflexion étroite selon une certaine opinion qui ramène tout à la région. Avons-nous besoin d’une université régionale, ou d’une université moderne et digne des grandes universités, à l’instar de celle d’Ibadan au Nigéria, de Cheik Anta Diop de Dakar, et bien d’autres encore ? La question interpelle chacun.

Martin Aïhonnou