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poissons-morts-riviereFace aux réactions mettant en doute les résultats du laboratoire Lcssa, le chargé du suivi biologique et écologique de l’écosystème aquatique du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de pêche a apporté d’autres précisions. Ci-dessous les déclarations de Cyrille Aholoukpè, mercredi 30 mai 2018 sur la radio Océan Fm.

« J’ai lu avec attention l’intervention du professeur Michel Boko. Cela étant, sa réaction suscite trois commentaires. Le premier, c’est la comparaison faite de l’intoxication du lac avec l’attentat de Tchernobyl dans l’ex-Urss qui n’a rien à voir avec l’incident mineur du lac Toho. Deuxième observation, il met en doute les résultats du Laboratoire de référence qui a pour numéro d’accréditation 17025. C’est un laboratoire qui est régulièrement contrôlé par l’Union européenne et nous devons lui faire foi jusqu’à l’établissement de la preuve contraire. S’il se trouve que d’autres laboratoires disposent des équipements qui peuvent permettre de réaliser des analyses comparatives, alors je serai d’accord qu’ils apportent des preuves concrètes. Au départ, on a émis des hypothèses que le laboratoire a utilisées pour faire les prélèvements. Mais, lorsque les résultats sont venus à notre niveau et que nous avons constaté que les hypothèses n’ont pas été confirmées, il nous revient d’élargir la gamme de notre recherche et non de contester la véracité. Je ne conçois pas que ce soit un prof d’université qui parle de trucage des résultats de laboratoire. Le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche n’a rien à cacher dans ce dossier. Encore qu’il ne s’agit pas d’une catastrophe, puisqu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. Nous avons eu à faire d’autres prélèvements pour élargir le champ de recherche. Nous devons apprendre à faire confiance à nos structures.Troisième observation, le professeur a appelé les organisations chargées de la défense de l’environnement à faire des analyses pour contredire les résultats du laboratoire Lcssa. Tout le peuple béninois sera preneur de toutes les analyses qui peuvent aider à élucider la situation. Toutefois, nous devons dédramatiser l’incident.»

 Propos recueillis par Rachida Houssou