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Le Dgpn Idrissou Moukaïla met en place son dispositif sécuritaire

Depuis peu, le directeur général de la Police nationale, Idrissou Moukaïla, procède à un redéploiement de son personnel. Commissaires centraux et commissaires d’arrondissement ont été mutés. A travers ces repositionnements, le Dgpn entend, sans doute, faire face aux défis sécuritaires.

Mettre chaque homme à la place qui lui convient afin de maintenir la sécurité sur toute l’étendue du territoire. C’est la politique que semble avoir adopté le directeur général de la Police nationale, Idrissou Moukaïla. Déjà la semaine dernière, à travers les décisions N°048/Dgpn/Misp/Sgpn/Drh/Sa du 12 novembre 2016 et N°049/Dgpn/Misp/Sgpn/Drh/Sa du 12 novembre 2016, de nouveaux commissaires centraux ont été nommés et des commissaires de Police mis à la disposition du ministre de l’Intérieur. Entre autres, le commissariat central de  Cotonou a changé de main et est désormais dirigé par Edouard B. Konfo. Dénis Botchékpo tient les rênes du Commissariat central (Cc) de Porto-Novo, Cyprien Hounvo coiffe le Cc de Bohicon et Marcellin Nidji, le Cc de Parakou… Puis, depuis samedi dernier, de nouvelles mutations ont touché les commissaires d’arrondissement parmi lesquels ceux du département du Littoral qui ont été tous balayés à l’exception du Commissaire du 11ème arrondissement (Vodjè) Hugues Kotchikpa Sèdé qui a maintenu son poste. Opérer autant de changements en si peu de temps n’est pas anodin. Le Dgpn donne l’impression de ne vouloir rien négliger dans la maîtrise du territoire et le maintien de cette quiétude. Après avoir observé ses éléments pendant une période donnée, le contrôleur général de Police, Idrissou Moukaïla, a inéluctablement décelé les faiblesses du système sécuritaire et s’attelle à mettre en place son dispositif pour des interventions efficaces. C’est certainement ce qui explique les nombreux redéploiements. Si ces mutations doivent induire le maintien de la quiétude et garantir la sécurité des personnes et des biens, les populations ne peuvent que s’en réjouir et espérer que les diligences du Dgpn portent bien leurs fruits. Toutefois, il convient de se demander si ces mutations à l’approche des fêtes de fin d’année, une période réputée pour la foison des actes de braquage, sont opportunes. Les nouveaux commissaires pourront-ils maîtriser leurs zones d’exercice en cette période sensible et maintenir l’accalmie qui a cours actuellement ? C’est l’inquiétude qui se dégage de ces opérations de redéploiement entreprises par le Dgpn. Un nouveau défi sur la base de laquelle les mutations seront appréciées à juste titre.

APA