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Caniveau bouché
Les déchets solides ménagers….

Déchets, eaux usées, fumées et gaz irrespirables, caniveaux bouchés exhalant des odeurs fétides… C’est l’atmosphère dans lequel vivent des milliers de gens à Cotonou. Dans la capitale économique, la pollution prend de l’ampleur du fait des comportements inciviques, exposant les citadins à de nombreux maux qui menacent au quotidien leur santé.

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….et la pollution constituent le lot quotidien des populations

Un tour dans certains quartiers, notamment Agbato, Adogléta, Agla, Missèbo, Dantokpa… et sur les axes routiers à forte concentration, et on a l’impression que la pollution siège en maître à Cotonou. De plus en plus, la capitale économique épouse les traits d’un dépotoir d’immondices. La vitrine du Bénin s’enlise dans la gadoue orchestrée par une pléiade de déchets. Des sachets épars dans la ville, du gaz d’échappement qui asphyxie les usagers de la route, des tas d’immondices ici et là… Le comble, certaines vendeuses de nourriture sont installées à quelques mètres des eaux usées et tas d’ordures. Des comportements qui dénotent d’un manque d’hygiène chronique. Exposés, les citoyens sont en proie à toutes sortes de maladies notamment le cancer de poumon, les maladies respiratoires, la fièvre typhoïde, le paludisme… « Le gouvernement doit mesurer les risques auxquels nous sommes exposés et prendre les dispositions qui s’imposent », affirme Géraldine, une riveraine située en bordure du lac Nokoué. Elle laisse entendre que l’autorité principale a déserté le forum et que la ville est livrée à elle-même. « A qui incombe la responsabilité ? Autorités locales ou populations ? », se demande avec indignation un de ses voisins. Selon Ferdinand, usager du marché Dantokpa, la responsabilité incombe autant aux autorités locales qu’aux populations. « Le maire, ses conseillers et les populations doivent œuvrer à donner une nouvelle image à la ville de Cotonou en la rendant propre et saine. Que ce soit à travers la plantation d’arbres, des campagnes de salubrité, l’interdiction de jets aléatoires de déchets…, chacun doit s’impliquer », recommande-t-il. Selon lui, il importe que tous les citoyens prennent conscience qu’il est temps d’adopter des pratiques saines pour le bien commun de la ville de Cotonou. Une ville qui se doit d’être attrayante.

Judith Kpokpo-Ola (Stag)