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PORT CASQUE
Les motocyclistes de Cotonou perdent progressivement l’usage du casque

 Ils se débarrassent de plus en plus de leur « fardeau » en plastique. Certains motocyclistes de Cotonou roulent désormais sans casque, au vu et au su des forces de l’ordre. La décision du Ministre de l’intérieur, Simplice Codjo, semble bien les « arranger ».

Le non-port de casque n’est plus réprimé, et les motocyclistes s’offrent le choix de respecter ou non   la mesure. Les têtes sont de moins en moins protégées à Cotonou. Même si la majorité continue de respecter la mesure, la désobéissance gagne du terrain, pour ce qui est de la mesure de port de casque. Si les choses doivent rester en l’état, d’ici quelques mois, les anciennes habitudes risquent de refaire surface. Dans le rang des conducteurs de taxi-motos, certains n’hésitent d’ailleurs pas à tourner en dérision la mesure. Pour la plupart, la décision du ministre de l’Intérieur Simplice Codjo, interdisant la répression, n’est pas loin d’être perçue comme une autorisation formelle de reprendre les vielles habitudes. Au niveau des grandes artères, les motocyclistes peuvent circuler tête nue. Le gendarme ne fait plus peur, et la sagesse déserte le forum. Le port de casque devient de plus en plus délibéré et on se demande à quand le retour à la normale. La décision de l’autorité ministérielle a interdit la répression pour éviter les dérives pendant la période électorale. La décision intervenait alors même qu’on abordait les heures chaudes de la campagne électorale pour le compte des élections législatives. Les élections législatives sont terminées, mais rien ne se constate. La mesure couvre-t-elle jusqu’en avril 2016 ? L’inaction peut décréter tacitement la fin de la mesure de port de casque à Cotonou.

 Braver la mort

 La décision d’interdiction de répression a été pour certains motocyclistes une délivrance. Ces derniers se sont empressés de se départir de leur casque. Ils étaient même prêts à raisonner les flics qui semblent les réprimander. Un motocycliste rencontré a témoigné avoir même pris la peine de photocopier la décision de l’autorité, histoire de le brandir à tout policier qui l’interpelle. Cet état de fait peut interpelle. Attachés à la décision d’une autorité révocable, ces citoyens se permettent de braver chaque jour la mort.

 Hospice Alladayè