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justiceDeux affaires similaires, pour deux décisions carrément opposées. Pourquoi la justice a -t- elle libéré Sébastien Ajavon et condamné l’Indo pakistanais Isaac Manoj à une peine d’emprisonnement de 0 ans ? Cette question, c’est le citoyen Pierre Ange-Marie Assilamèhou qui l’a posée au Président du Tribunal de première instance de Cotonou dans une lettre en date du 30 novembre 2016.

Le scénario parait le même, les circonstances sont pratiquement identiques, mais in fine la décision n’a pas été analogue dans le fond. Le raisonnement du citoyen béninois résidant en France ne manque pas de pertinence puisqu’à l’évidence, les éléments concourent à y lire des formes de similitude poussées. D’abord, c’est au niveau des faits. Pour Pierre Ange-Marie Assilamèhou, les deux personnages ont été accusés de trafic de drogue. Ensuite, il affirme que les deux ont eu les mêmes avocats qui ont utilisé pratiquement les mêmes moyens de défense. En effet, Sébastien Ajavon, rappelle-t-il, a été ‘’sauvé’’ grâce à l’argument des scellés qui ont été violés. Les avocats de Isaac Manoj, inculpé, ont également utilisé les mêmes arguments puisque affirment-ils, les scellés du conteneur de l’Indopakistanais ont été violés. Jusque-là, les chefs d’accusation ainsi que les moyens sont identiques. Mais qu’est-ce qui explique cette différence dans les traitements et la condamnation ? D’abord dans le traitement, Pierre Ange-Marie Assilamèhou relève que Sébastien Ajavon a été gardé à vue pendant 7 jours et traité comme un roi, sans doute à cause de son report de voix au 2nd tour de la Présidentielle (24%), contrairement à Isaac qui n’a eu qu’une journée de garde à vue et 5 jours de prison sans report de voix. Au niveau de la condamnation, le citoyen relève qu’en dépit des mêmes chefs d’accusation et des mêmes moyens de défense, la justice béninoise a acquitté le premier et condamné à 10 ans d’emprisonnement le second. Après avoir pesé les deux actes de justice, le citoyen crie à l’injustice. « A l’analyse, nous sommes en droit de crier à l’injustice. On souhaite une justice véritable pour la veuve et l’orphelin. Pour le pauvre et le riche. Pour l’étranger et le fils du terroir », a fait savoir le citoyen.

AT