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justiceLa 6ème affaire inscrite au rôle de la Cour d’assise de Cotonou de ce lundi 03 Août 2015 a été marquée par un dossier de viol. La victime, une petite fille âgée de 9 ans en 2011, a subi les violences de Cyprien Agbolété qui l’a coincé dans une cafétéria pour entretenir avec elle des rapports intimes malgré elle. Pour connaître les contours de cette affaire, Félix Dossa avait le concours de Nicolas Pierre Biao et Marie Adjouavi Soudé épouse Godonou. Dans le rôle de ministère public, Thomas Dassi. Me Edouard Zavonon a tenu la mémoire de l’audience. Au terme de cette audience, Cyprien Agbolété a été condamné à 5ans de travaux forcés.

Cyprien Agbolété, c’est le présumé auteur dans ce dossier de viol sur la petite G. Y. Au terme des débats qui ont été engagés pour faire la lumière sur ce dossier, il ressort que Cyprien Agbolétéa a tenté d’abuser d’elle mais n’y est pas finalement parvenu.

Les faits remontent à Mai 2011. Le nommé Cyprien Agbolété, employé dans une cafétéria à Xwlacodji, profitant du non fonctionnement de celle-ci les matinées Y a invité la fillette G. Y., âgée de 09 ans qui passait devant son lieu de travail. Une fois la fillette à l’intérieur, il l’a déshabillé et a tenté d’entretenir des rapports sexuels avec elle. Il renouvelle ce scénario une seconde fois. Le 17 Mai 2011, il a été surpris alors qu’il commettait le même forfait avec G. Y., une 3è fois dans la même cafétéria. Interpellé, Cyprien Agbolété reconnait les faits de viol commis sur mineure tant à l’enquête préliminaire qu’à l’interrogatoire de première comparution. Mais à l’interrogatoire au fond, il revient sur ses déclarations en soutenant que c’était «une seule fois qu’il a eu des rapports sexuels avec elle et qu’il avait tenté de la pénétrer mais sans y arriver ».

Le certificat médical délivré par le médecin qui a examiné G. Y. fait état d’un traumatisme vulvaire doublé de la présence de lésions assorties d’une incapacité temporaire de travail de 15 jours et enfin d’un pretium doloris très important. Ces mentions du certificat médical administrent la preuve que la victime a dû subir des violences sexuelles et corroborent les dires de celles-ci. Il ressort du rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique, qu’au moment des faits, aucun trouble pouvant abolir le contrôle de ses actes n’a été repéré chez l’accusé. L’enquête de moralité lui est favorable.

Les débats se sont déroulés à huis-clos. Mais pour l’essentiel, il faut relever qu’à la barre, l’accusé a reconnu les faits de tentative. Ce qui a permis au représentant du ministère public, Thomas Dassi, qui entre-temps n’a pas hésité à faire venir le médecin qui a délivré le certificat médical versé au dossier pour montrer que le crime de viol est constitué. C’est bien la base sur laquelle il aura requis de le condamner à 8 ans de travaux forcés. Ne l’entendant pas de cette oreille Me Bernard Paraïso commis pour la défense de Cyprien Agbolété, a estimé qu’on devrait appliquer à son client les textes qui répriment les violences faites aux femmes ou tout au plus le condamner au temps déjà passé en taule.

La Cour après donc examen du dossier a rendu un arrêt de disqualification, de requalification et de condamnation sur la base des articles 2 et 330 du Code pénal. Les faits s’analysent plutôt en tentative de viol sur mineure a relevé la Cour présidée par Félix Dossa ; laquelle tentative n’a manqué son effet que par suite de circonstances indépendantes de la volonté de l’accusé. Elle a condamné celui-ci à 5 ans de travaux forcés. Mis sous mandat de dépôt le 19 mai 2011 et ayant déjà passé plus de 4 ans en détention préventive, il retourne en prison pour environ 10 mois.