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cafRéuni le 5 août dernier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (Caf) a décidé de suspendre provisoirement de toute activité liée au football, 14 arbitres dont le Béninois Aboudou Razack Bello. Ceci, en attendant que leur cas ne soit examiné. Le jury disciplinaire devait statuer sur les allégations de corruption formulées contre des officiels de la Caf par les médias. L’arbitre béninois a donc été pris dans la nasse. Agé de 39 ans, Aboudou Razack Bello est un arbitre assistant. Il officie au niveau international depuis 2013. Ses prestations ont souvent suscité la polémique ces dernières années. Il était arbitre assistant sur le match amical international Bénin-Tanzanie (score 1-1) disputé le 12 novembre 2017 au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Un match marqué par un penalty contestable sifflé au profit des Ecureuils qui ont ouvert le score grâce à Stéphane Sessègnon. Il est donc possible que sa prestation au cours de ce match ait été aussi scrutée par les membres du jury disciplinaire de la Caf. A noter que sept autres arbitres et un instructeur technique ghanéens ont été sévèrement punis à l’issue de cette session du 5 août. Certains ont été exclus à vie de toute activité liée au football et d’autres ont écopé de dix ans de suspension.
Les arbitres en question avaient été piégés par le journaliste d’investigation, Anas Aremeyaw, pour la réalisation de son documentaire sur le football ghanéen intitulé «Number 12». Dans ce film, on peut voir le journaliste proposer des liasses de billets à des dizaines d’arbitres du championnat ghanéen ou des grands championnats du continent, ainsi que le président de la Fédération.

EAB