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education2018En attendant d’ouvrir une autre session de négociations avec les centrales et confédérations syndicales en vue du dégel total de la tension sociale, le gouvernement a réaménagé le calendrier scolaire.

Faut-il totalement attendre le dégel de la crise avant de prendre des dispositions pour sauver l’année scolaire ? C’est pour éviter le risque d’année blanche que le gouvernement a pris ses responsabilités après les échanges avec les partenaires sociaux qui ont suspendu leurs motions de grève. Ainsi, le calendrier scolaire a été réaménagé. Cela, avec la participation des acteurs syndicaux.Le réaménagement concerne surtout le troisième semestre. Il s’étend du 26 avril au 31 juillet 2018.Pour ce qui concerne la date des examens, elle sera communiquée ultérieurement. Le souci de l’Exécutif, par cet acte est de remplir les critères de validation de l’année scolaire. C’est pourquoi il a pris des mesures hardies. Ce calendrier n’aurait pu être réaménagé sans la disponibilité des syndicats qui ont compris l’enjeu. Ils ont participé à cette prouesse qui éloigne définitivement du spectre d’une année blanche. Mais le gouvernement ne s’est pas contenté de l’accalmie obtenue avec la plupart des centrales et syndicats. Il envisage la relance du dialogue sociale pour le dégel total de la tension.

Toutefois, on continue de s’interroger sur les vrais mobiles de la poursuite du mouvement par une frange des enseignants qui s’en prennent même à ceux qui ont levé les motions de grève. En vérité, leur attitude tend à faire croire qu’ils sont effectivement manipulés.Sinon, comment comprendre cette stratégie qui consiste à opposer les leaders syndicaux qui ont mis un terme à leur mouvement d’humeur à leur base. Ces jusqu’auboutistes, il faut l’avouer, rament à contre-courant de l’histoire.

 Odi I. Aïtchédji

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