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sceau de la justice Ils sont deux à se présenter à la barre vendredi 13 mai, mais le sort a voulu qu’un retrouve sa famille et que l’autre regagne sa cellule. Abdouramane Abdoulaye est  condamné à douze (12) ans de travaux forcés. Lazare Akouèdégnon a quant à lui, est acquitté au bénéfice du doute. De quoi retourne le dossier ? C’était courant novembre 2011 au quartier Fiyégnon 2 à Cotonou. Ce jour, Mathias Ada Kpatindé dit Tagba a été surpris en flagrant délit de vol d’un veau dans le troupeau gardé par Abdouramane Abdoulaye.  Il a été pris en chasse par ce dernier qui appela la population au secours. Dans sa course, Abdouramane Abdoulaye a été rejoint par Lazare Akouédégnon et ensemble, ils ont poursuivi Mathias Ada Kpatindé dit Tagba dans un buisson où ils lui ont assené plusieurs coups de machette jusqu’à ce qu’il rende l’âme, avant l’arrivée d’autres personnes alertées par les cris. Interpellés et inculpés pour meurtre et complicité de meurtre, Abdouramane Abdoulaye et Lazare Akouédégnon n’ont reconnu les faits ni à l’enquête préliminaire ni devant le juge instructeur. A la barre vendredi, les deux hommes se sont apparemment entendus pour nier en bloc les faits mis à leur charge. Pour brouiller toutes les pistes, Abdouramane a fait savoir qu’ils sont 3 à voler dans son troupeau et qu’il n’a pas perdu 1 bœuf, mais 9.  Il renchérit qu’il portait sur lui un coupe-coupe, mais que son arme blanche était soigneusement gardée dans son étui et qu’il ne s’en est pas servi. Pour sanctifier la dénégation, il a fait savoir que son ami  Lazare et lui ont découvert Mathias mourant et agonisant et qu’il n’y a personne dans les parages. Leur malheur, affirme-t-il, est d’avoir été surpris en présence de ce jeune homme râlant pratiquement. Prenant à son tour la parole à la barre, Lazare Akouèdégnon a confirmé avoir reçu la visite de Abdouramane Abdoulaye  qui portait sur lui une arme blanche contenue dans son étui et que les deux se sont rendus dans le buisson et ont vu un homme effondré contre un arbre. Il a précisé que leur déplacement s’inscrivait dans le contexte d’aller voir la victime. Il a ajouté qu’il n’avait sur lui que sa lampe torche en main. Dans sa réquisition, Mr Christian Atayi, représentant le ministère public, a réuni tous les éléments constitutifs de l’infraction. Il a requis la peine de travaux forcés à perpétuité contre Abdouramane Abdoulaye  et a demandé à la Cour d’acquitter Lazare Akouédégnon au bénéfice du doute. Les différents avocats des accusés ont plaidé le doute et demandé à la Cour d’acquitter leurs clients. La Cour a déclaré Lazare Akouèdégnon non coupable de l’infraction de complicité de meurtre et l’a acquitté purement et simplement au bénéfice du doute. Quant au cas de Abdouramane Abdoulaye, la Cour l’a déclaré coupable du crime d’homicide volontaire et l’a condamné à  douze  (12) ans de travaux forcés.

 HA