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pompe-hydraulique
Certains habitants de Djidja comme ceux-ci n’ont plus accès à l’eau potable

Une frange de la population de la commune de Djidja est  privée d’eau potable parce qu’une centaine de pompes hydrauliques sont coupées dans plusieurs localités pour non-respect d’obligations contractuelles. Cette situation a suscité la colère des habitants du village de Fonkpodji dans l’arrondissement de Monssourou. Ils traitent le maire de tous les noms, mais l’autorité communale de démord pas. 

Le maire de la commune de Djidja fait fermer des points d’approvisionnement en eau potable. C’est désormais le refrain des grogneurs sur les chaînes locales et le sujet qui alimente les débats. A priori, l’on peut penser que c’est méchant et inhumain cette décision prise par l’autorité communale. Mais il faut mieux se renseigner pour comprendre le bien-fondé de la prise de position radicale du maire. En effet, selon les explications du locataire de l’hôtel de ville de Djidja, Théophile Dako,  les pompes hydrauliques réalisées par les projets ou non sont mises sous affermage. A ce titre, le comité indépendant qui à la charge de la gestion de ces forages doit verser au trésor public 60.000 F Cfa par an, soit 5.000F le mois  en vue d’alimenter les caisses de la commune et lui permettre de faire face aux dépenses liées à l’entretien des ouvrages. Malheureusement, force est de constater que certains responsables des comités de gestion n’honorent plus leurs obligations vis-à-vis de la commune. Informé de cette irrégularité, le maire a  convoqué la réunion des membres du comité de gestion des fontaines, des Chefs du village (Cv) et des Chefs d’arrondissement (Ca). A cette séance, il a été question de rappeler aux participants le rôle qui est le leur dans la mobilisation des ressources de la commune et la nécessité de s’acquitter de cette  taxe. Ce fut également l’occasion pour eux de présenter leurs doléances au numéro 1 de Djidja qui a promis les satisfaire à condition que les engagements pris par les uns et les autres soient respectés.
 Peine perdue
 Quelques jours après cette rencontre, les choses n’ont pas bougé dans certains villages. Tout porte à croire que le maire avait prêché dans le désert et que la séance qui avait eu lieu était une perte de temps. Malgré les relances du maire, certains comités n’ont pas cru devoir s’exécuter. Face à cet entêtement, l’autorité communale a pris ses responsabilités. Ainsi, une mission d’expertise et de recouvrement de créances déployée sur le terrain a procédé à la mise hors tension de 150 stations de pompage  d’eau dans les  arrondissements de Houto, Agouna et Monssourou pour non-paiement de redevances. Obligeant les habitants de ces localités à l’utilisation de l’eau de marigot, des rivières et étangs, impropre à la consommation. Des groupes de personnes dans les arrondissements concernés ont pris à partie les membres des comités de gestion qu’ils accusent de mauvaise gestion des ressources financières générées par la vente de l’eau. Même réaction du côté du chef du service de l’hydraulique de la mairie de Djidja, Mathias Avogbè. Rodrigue Aïdégo, chef d’arrondissement de Monssourou où 95 pompes ont été enlevées, a déploré l’incivisme des populations qui s’obstinent à prendre gratuitement l’eau à la pompe mettant en difficulté les comités de gestion. Dans la commune de Djidja, le bidon de 25 litres d’eau est vendu entre 15 et 25 FCfa. Les localités concernées par les coupures doivent chacune, un an de redevances qui s’élèvent à 60.000 F CFA. En dépit de cette mesure conservatoire pour contraindre à payer les redevances, le maire reste ouvert à tout  compromis et invite ceux qui divaguent à la retenue. 
 Zéphirin Toasségnitché