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justice Les assises continuent à la Cour d’appel de Parakou. Ainsi, pour avoir tenté d’assassiner un jeune homme après l’avoir dépouillé de son portable qu’il a vendu à 5.000 francs Cfa, Bouraïma Edeh écope de 10 ans de réclusion criminelle. C’était le lundi dernier que ce verdict a été rendu.

Au banc des accusés, le lundi dernier, étaient les sieurs Bouraïma Edeh et Boubé Zakari, poursuivis pour vol à mains armées, tentative de meurtre et meurtre. La scène se produisait à Gogounou en septembre 2008, les deux accusés, Bouraïma Edeh et Boubé Zakari, ont agressé, au moyen de gourdin, un jeune « appelé » de la première promotion du service militaire d’intérêt national aux environs de 02 heures du matin le 19 septembre 2008. Selon le récit des faits, ils ont pris la fuite après leur forfait. Mais, le nommé Euloge Oké, la victime, est parvenu à se rendre à la brigade de gendarmerie complètement nu et le corps ensanglanté. Les investigations menées ont permis d’appréhender les deux individus. A la barre et à toutes les étapes de la procédure, Bouraïma Edeh qui exerce la profession de portefaix a reconnu les faits mais, son compagnon, Boubé Zakari, cordonnier qui l’héberge dans la localité, a nié les faits. Le ministère public représenté par le juge Richard Limoan, après sa plaidoirie, a requis 10 ans de travaux forcés pour le premier et 07 ans pour le second. La défense de Bouraïma assurée par Jean de Dieu Houssou, en affirmant que le pays va mal, a relevé les incohérences du dossier et a demandé à la Cour présidée par Jean Pierre Bandé Yérima de décider du sort de son client. C’est aussi le cas de Maître Mouftaou Bah Salifou, l’avocat de Boubé qui a plaidé pour son acquittement. A la délibération, le principal accusé s’en est sorti avec 10 ans de réclusion et son co-accusé est acquitté.

Clément Dognon: (Br-Borgou-Alibori)