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ELEONORE-ET-ALLASSANE
Les ministres Eléonore Yayi (à gauche) et Allassane Soumanou doivent prendre leurs responsabilités

Les enseignants exerçant dans les départements du Borgou et de l’Alibori se sont retrouvés en Assemblée générale le mercredi 7 octobre 2015 à Parakou. Ceci, après le boycott de la rentrée scolaire le lundi dernier. L’objectif est d’analyser la plateforme revendicative soumise au gouvernement pour une année scolaire apaisée dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire.

Le gouvernement de Yayi Boni est sous la pression des enseignants qui menacent de paralyser l’année scolaire 2015-2016 si les différents points de leur plateforme de revendications ne sont pas traités favorablement dans un bref délai. Ceux des départements du Borgou et de l’Alibori qui ont boycotté la rentrée le lundi dernier ont décidé d’accorder un moratoire de trois semaines au gouvernement. Selon Maurice Fadégnon, le 1er porte-parole du Front d’action des syndicats de l’éducation dans les deux départements, les enseignants ont décidé de vaquer à leurs occupations dans les écoles et collèges jusqu’à la fin du mois en cours. Ces enseignants donnent ce laps de temps au gouvernement afin de lui permettre de signer les différents actes. « Si rien n’est fait pendant cette période, le gouvernement doit s’attendre à des actions musclées sur le terrain », avertit le syndicaliste. Le point phare de la plateforme revendicative reste et demeure l’adoption du statut particulier du personnel enseignant de la maternel, du primaire et du secondaire. Après la timide rentrée constatée lundi dernier, les parents d’élèves auront les regards tournés vers le 26 octobre prochain, date butoir du moratoire. Pour une année scolaire apaisée, les parents exhortent le gouvernement et les partenaires sociaux à la négociation et au dialogue.

 Clément Dognon

(Br Borgou-Alibori)