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uemoaLa coopération transfrontière au Sahel préoccupe l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) et le club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Du 3 au 4 juillet 2018 à Cotonou, ils y consacrent un séminaire qui proposera une vision alternative des frontières de la région en matière de coopération à travers, entre autres, l’urbanisation, les changements climatiques et l’insécurité politique.

Proposer une vision alternative des frontières de la région du Sahel. C’est l’ambition nourrie par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en organisant dès demain à Cotonou, le séminaire sur la coopération transfrontalière. Pendant 48 heures, les participants venus des organisations régionales africaines, des agences de coopération, de la société civile et des scientifiques d’Afrique de l’Ouest et d’Amérique du Nord, vont tout d’abord analyser l’impact des transformations sociales et spatiales sur le développement transfrontalier de l’Afrique sahélienne. Ils auront aussi l’opportunité de réfléchir sur les conséquences de l’urbanisation, des changements climatiques et de l’insécurité politique sur la coopération transfrontalière. Egalement, ils vont discuter du rôle des initiatives locales dans la coopération transfrontalière, de la promotion de la gouvernance locale, ainsi que des nouveaux outils permettant de mieux comprendre et de financer à bon excient la coopération transfrontalière. Cette rencontre de Cotonou intervient dans un contexte particulier. En effet, les 32 000 km de frontières qui divisent l’Afrique de l’Ouest ont été longtemps considérés comme un frein à l’intégration régionale, un obstacle artificiel entre communautés locales et des menaces pour la stabilité des Etats. D’où l’organisation de ce séminaire au cours duquel plusieurs communications seront présentées sur des thématiques pointues pour susciter le partage de connaissances et d’expériences sur la coopération transfrontalière entre les acteurs institutionnels et locaux et les partenaires de l’Afrique de l’Ouest. Cette rencontre permettra également de dégager les limites rencontrées, de débattre de mécanismes innovants de compréhension et d’opérationnalisation de la coopération transfrontalière. De même, la rencontre de Cotonou permettra d’approfondir la compréhension des défis institutionnels et leurs impacts sur le développement transfrontalier. Entre autres thématiques qui meubleront cette assise, les « Transformations régionales et initiatives en matière de coopération transfrontalière », « Les schémas d’aménagement transfrontalier locaux : SkBo et Liptako Gourma », la « Méthodologie et défis des réalités informelles et locales » et les « Limites et perspectives à l’inscription des échelles locales dans le global ». Les communications seront développées par une gamme variée de personnalités telles que Olivier Walther du Csao et de l’Université de Floride, Jacques Barbier, consultant, Aminata Sy de l’Uemoa, François Laurent de Urbaplan et Bakary Sanou de la Cédeao. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le ministre de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. 

 SA