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sceau de la justiceIls continuent de défiler à la Cour d’assises de Cotonou. Les auteurs d’acte de viol se succèdent à la barre avec des fortunes diverses. Celui d’hier jeudi 3 mai 2018 a violé sa propre fille. Robert Agbannon s’est trouvé le plaisir d’imposer des rapports sexuels à sa fille A.A.S. âgé de 14 ans au moment des faits qui remontent à 2010 à Yénawa dans la commune d’Abomey-Calavi. L’accusé d’hier âgé de 42 ans au moment des faits vivait pourtant en parfaite harmonie avec son épouse et ses enfants. Un soir, alors même que son épouse était absente, il s’est jeté sur sa propre fille et a ‘’consommé l’horreur’’. Le temps est passé et l’histoire gardé secret entre les deux. Mais un an après, courant 2011, Robert est encore revenu à la charge alors même que la ‘’pauvre’’ était endormie. Réveillé précipitamment, A.A.S. ne gardera pas le silence cette fois-ci. Elle  s’est mise à crier et alerta sa mère. ‘’Papa’’, tout penaud, était profondément confondu. Son épouse n’a pas voulu couvrir le drame. Robert, père de A.A.S. et époux de la mère de la victime a donc été interpellé. A toutes les étapes de la procédure, il a reconnu les faits. A la barre hier, il n’a pas changé d’avis. Le Ministère public représenté par Saïdou Boni Kpégounou a requis à son encontre 15 ans de travaux forcés. La défense a plaidé coupable et demandé à la Cour de condamner l’accusé au temps déjà passé en détention. Après les débats, la Cour a condamné Robert Agbannon à 8 ans de travaux forcés. En détention depuis le 30 mars 2011, il séjournera encore 12 mois derrière les fers.

HA