Spread the love
justice audienceIl était difficile de cerner les réelles intentions de l’accusé d’hier. Prudence Mededa, non content d’assouvir son libido dérangeant, s’est empressé de voler sa victime qui, selon lui, est pourtant une prétendante. C’est à ce niveau que se trouve toute l’énigme de l’acte de Prudence. Les faits remontent à juillet 2012 à Tchinvie à Porto-Novo. Ce jour, la victime, une apprentie couturière, passait quand même de très bons moments avec son ami José devant un poste téléviseur. Ils étaient là quand José à été appelé par son oncle de l’intérieur de maison. La victime se retrouva quelques instants seule. Le   »ravisseur » Prudence, à pas feutrés, prit au dépourvu la victime. Celle-ci le connaissant, échangea quelques minutes avec lui, mais l’objectif de Prudence était ailleurs. C’était d’abord de voler son téléphone portable et ensuite abuser de son corps. Il a tenté dans un premier temps de lui soutirer le téléphone. Ce  qui n’a pas marché puisque celle-ci veillait au grain. Courroucé, il lui assena un violent coup et elle perdit connaissance. Prudence la prit et l’emmena dans une chambre pour l’acte 2 de son scénario. Il lui imposa donc des rapports sexuels acharnés quand celle-ci subitement, retrouva ses esprits. Prudence sortit un couteau et la menaça de mort. Après supplications, il finit par abandonner la victime sur les lieux emportant avec lui la somme de 4 mille qu’elle avait dans son sac à main. Inculpé de viol et de vol, Prudence a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Marie Josée Kpatinvoh, représentant le Ministère public, a requis 12 ans de travaux forcés. Au terme des débats, Prudence s’en sort avec 8 ans de travaux forcés. Au civil, il a été décidé de restituer à la victime les 4 mille francs volés. La Cour était composée de Jules Chabi Mouka (Président), Martial Boko et Islamiath Moustapha (assesseurs). Christophe Tchéou (greffier), Marie Josée Kpatinvoh, Ministère public.
 HA