Spread the love

justice1A la barre mardi 10 avril 2018, un militaire. L’élément des forces armées béninoise Martial Nouhoumon y était pour répondre d’un acte de viol sur une fillette de quatre ans et demi au moment des faits. A l’issue du procès, il a été condamné à 10 ans de travaux forcés. Pour rappel, la scène s’est produite le 22 mars 2015 aux environs de 21 heures à l’école primaire publique du Camp Guézo à Cotonou. A cette heure de la nuit, la victime S. L., a été retrouvée errant dans la Cour de l’école par son grand frère. Face aux multiples questions de son frère, la fillette qui était en classe de Ci (Cours d’initiation) a fini par dévoiler l’acte de l’homme en uniforme. Selon ses déclarations, Martial l’aurait traînée de force, et lui auraient imposé des rapports sexuels. Cette dernière n’était que l’enfant de la vendeuse du pain de l’école, (bien connue du ‘’bourreau’’). L’état de la victime était assez préoccupant et elle a été admise en urgence à l’hôpital des armées du camp Guézo de Cotonou puis ensuite  au Cnhu où elle a subi une intervention chirurgicale. Comme une traînée de poudre, l’information est parvenue aux personnes avisées qui ont appréhendé Martial. Poursuivi pour viol, il a tenté de nier les faits avant de passer à l’aveu. Devant les juges hier, il n’a pas usé de détour. La représentante du Ministère public, Josée Marie Patinvo, a requis à son encontre quinze (15) ans de travaux forcés. La culpabilité étant établie assez clairement par le Ministère public et confortée par l’aveu de la victime, la défense représentée par Me Nicolin Assogba n’avait autre choix que de plaider la clémence. La partie civile, de son côté, a réclamé le franc symbolique en guise de dommages et intérêts. A la fin des débats déroulés à huis clos, le Président Christophe Atinmankan, a condamné Martial Nouhoumon  à dix (10) ans de travaux forcés et l’a obligé au civil à payer le franc symbolique réclamé par la partie civile. Le bulletin N°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte trace d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable. En détention préventive depuis le 07 avril 2015, il retourne en prison pour purger le reste de sa peine.

HA