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sceau de la justiceIl écope de 7 ans de travaux forcés dont trois avec sursis. L’accusé présenté hier mardi 22 mai 2018 recouvre sa liberté après 4 années passées en détention pour viol.

Ils ont voulu exprimé leur libido à fleur de peau aux âges d’adolescence et de majorité à peine conquise. Mais les choses ont tourné au vinaigre. Edouane Raïmi a séjourné pendant 48 mois en détention. Son compère, encore mineur au moment des faits, a été condamné par la Cour d’assises des mineurs à 2 ans d’emprisonnement. Que comprendre du viol perpétré par les deux jeunes gens ? C’était dans l’après-midi du 27 février 2014. L’ami d’Edouane,  Salman G. a invité une de ses amies, la demoiselle Asar, à lui rendre visite. Pour maquiller un peu l’intention, il lui a dit qu’ils vont juste échanger dans une école non loin de sa maison. Arrivée au niveau de l’école, la victime s’est mise à l’appeler, mais il lui envoya un petit garçon pour la conduire à la maison. Celle-ci, devant la maison, a accepté rejoindre Salman dans la chambre où se trouvait Raïmi, l’inconnu. Celui-ci, sans autre forme de procès, a entamé les attouchements, ce qui a déplu à la victime qui s’est levée pour rentrer. Aussitôt, son ami Salman fit son entrée. Elle pensait s’être tirée d’affaire, mais non. Salman et Raïmi l’ont prise en charge en l’immobilisant. Ils l’ont ensuite bâillonnée et imposée des rapports sexuels assidus en dépit de ses cris de douleur. Interpellés et inculpés pour viol, Edouane et son ami ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Le Ministère public représenté par le Procureur Général, Emmanuel Opita, a requis 7 ans de travaux forcés avec 3 ans de sursis. La défense,  représentée par Me Ibrahim Salami et Rafiou Paraïso, a plaidé la clémence et demandé à la Cour de condamner l’accusé à la peine déjà endurée. Dans son verdict, la Cour présidée par Arsène Hubert Dadjo a retenu le crime de viol sur mineure au regard des dispositions des articles 332 du Code pénal et 3 de la loi 26-9 du 9 janvier 2011  portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Il a condamné Edouane à 7 ans de travaux forcés dont trois ans avec sursis. L’accusé recouvre sa liberté.

 HA