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PLUSIEURS-PARTISLe Bénin compte une multitude de partis politiques. Des partis qui essaient vaille que vaille d’animer la vie politique et sociale. La crise de confiance et le contrôle du pouvoir sont entre autres, les raisons qui expliquent selon le Directeur par intérim de la Cellule d’Analyse des Politiques de Développement à l’Assemblée Nationale, Richard Georges Sinsin, un tel phénomène.

Les créations de partis politiques vont sans cesse croissant. Le phénomène se constate beaucoup plus en période électorale. Le Président de l’Assemblée Nationale Adrien Houngbédji a notifié dans son discours d’investiture du lundi 15 Juin dernier : « l’impérieuse nécessité d’une réforme approfondie de notre système partisan. Aboutir à un nombre très réduit de partis politiques au lieu des 200 actuellement dénombrés ». En attendant qu’au bout de ses quatre années de mandature à la tête de l’Assemblée Nationale, Adrien Houngbédji fasse de ce vœu une réalité, Richard Georges Sinsin trouve dans la pluralité de partis politiques : « une réalité propre à notre pays, on ne fait pas confiance aux autres. A un moment donné on a constaté que les créateurs de partis se comportent comme créateurs d’entreprise et chacun veut être patron pour pouvoir faire des négociations après ». Cependant, Adrien Houngbédji et Richard Georges Sinsin ne sont pas les seuls à se préoccuper de ce phénomène qui de l’avis de certains observateurs de la vie politique parait inquiétant. L’ancien député Djibril Débourou en avait déjà fait cas dans un de ces écrits en 2004.

 Inès Zounnon