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La fédération Béninoise de football demande au ministère des sport le retrait du Bénin des éliminatoires de la Can 2017

Comme nous l’indiquions dans nos précédentes parutions, les germes de la division ont vraiment eu raison du comité de normalisation du football béninois. Mercredi dernier, la réunion convoquée par le président Rafiou Paraïso n’a pu aller à son terme. La minorité incarnée par Laurent Houngnibo et Médard Sessinou ayant exigé le respect des statuts de la Fédération béninoise de football (Fbf) par le comité de normalisation. En fait, tout est lié à la vacance du poste de secrétaire général, Bruno Dossou ayant reçu mardi nuit par exploit d’huissier, la lettre de révocation signée du président Rafiou Paraïso. Le désormais ex-secrétaire général n’était donc pas présent en réunion hebdomadaire du comité et son adjoint, permissionnaire. Il fallait donc trouver la personne qui se chargera d’établir les procès-verbaux de réunions. Ainsi, le président a décidé de solliciter Marius Dadjo. Mais Laurent Houngnibo a fait savoir que ce n’était pas possible. Il estime que les statuts de la Fbf que le président pense respecter à la lettre stipulent que le secrétaire général est la seule personne habilitée à établir les procès-verbaux. De plus, un membre du comité de normalisation ne peut être amené à assumer les responsabilités du secrétaire général. « Il y a conflit d’intérêt (…) », a-t-il ajouté tout en rappelant que c’est le président qui a lui-même martelé que le comité de normalisation fait office de Comité exécutif. Les statuts en vigueur devraient donc être scrupuleusement respectés par les membres du comité.

 Clash entre Didavi et Sessinou

 A sa suite, Quentin Didavi a alors fait savoir que c’est une situation exceptionnelle. En face, Médard Sessinou rétorque et regrette que les textes ne soient pas respectés par les quatre autres membres du comité (Louis-Philippe Houndégnon était absent) quand cela ne les arrange pas. A partir de ce moment, le ton est monté d’un cran. Didavi accuse la minorité de faire blocage pour servir son mentor, Augustin Ahouanvoèbla. Sessinou, lui, s’étonne que Didavi veuille donner la leçon alors qu’il avait été battu lors des dernières élections à la Fbf et confie qu’il doit avoir honte de faire ce job. Les invectives fusent de toutes parts.

 La Police appelée à la rescousse

 La réunion devient incontrôlable pour les autres membres (Rafiou Paraïso, Marius Dadjo, Quentin Didavi et Alain Adjovi) qui voulaient coûte que coûte avancer. Le président a dû faire appel aux éléments du commissariat central de Porto-Novo pour sortir Sessinou de la salle. Mais ce dernier refuse d’obtempérer sous la presse des policiers. Il rappelle que les réunions sont secrètes et que les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’y prendre part. Il exige alors leur retrait avant de se retirer de lui-même. Après cet incident, le président Rafiou Paraïso a décidé de suspendre la séance qu’il a renvoyée à une date ultérieure.

E.A.B