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talon6-2018La démocratie, personne n’a encore démontré le contraire, reste un régime où la loi de la majorité s’impose. En échangeant avec la classe politique, le président Nicéphore Soglo, et les présidents d’institutions, le président de la République, Patrice Talon,  a pris ses responsabilités. Sauf irrespect à  notre peuple, il faut relever le défi de l’organisation des législatives du 28 avril 2019.

Comme le dirait l’autre, les dés sont jetés !Le compte à rebours pour les prochaines législatives a commencé. Les retardataires et grincheux se verront conter l’histoire, à défaut d’avoir pris le train en marche. Ce n’est pas faute d’avoir essayé : Patrice Talon a tenté de négocier et de rallier tout le monde à la cause. Et, à un moment donné, il se doit de tirer les conséquences qui s’imposent. Dans l’imbroglio,  se disant les  durs à cuire, certains caciques de l’opposition n’ont pas voulu démordre. Sinon, toute la classe politique et la société civile  sont  d’accord qu’il faille renouveler le mandat des  députés de la 7ème législature. D’ailleurs, sauf à être des irresponsables, on ne peut éterniser des négociations qui ne donneront rien à la fin : ce serait bafouer le peuple et prendre en otage ses intérêts. Sinon, les lois en vigueur et décriées par certains, le Code électoral à la Charte des partis politiques ont été votées au vu et au su de tout le monde. Pourquoi vouloir aujourd’hui tout remettre en cause? Dans une « République», chacun doit assumer les conséquences de ses actes. Pour rien au monde, on ne peut interrompre le processus électoral, ni remettre en cause les nouveaux acquis juridiques. A plus d’un titre, le chef de l’Etat a prouvé sa bonne foi. D’abord, en échangeant avec les leaders de l’opposition. En l’absence des présidents Nicéphore Soglo et Yayi Boni, ce sont Candide Azannaï, EricHoundété et Théophile Yarou,entre autres, qui ont joué crânement le rôle de leaders de l’opposition. Le lendemain de cette rencontre à La Marina, alors que certains continuaient les critiques et dénonciations faciles, les Fcbe sont allées en congrès de conformité. Comme pour dire aux autres, mettez-vous en règle, ce que d’autres n’ont pas pu faire jusque-là. Après cette première rencontre, la tâche était échue au président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, d’entamer des pourparlers avec les partis politiques pour des élections « inclusives ».

 Ne plus faire la politique en amateurs

 Vu la tournure des débats au Parlement, au sein du  Comité paritaire, le président de la République, a, de nouveau, pris l’initiative de rencontrer les anciens chefs de l’Etat. En l’espace de quelques jours, le président Soglo a été écouté par deux fois. Donc, si les négociations au Parlement n’ont pas abouti, l’opposition ne peut que s’en prendre à ses turpitudes et atermoiements. Une fois que la perche leur a été tendue, les leaders de l’opposition devraient la saisir. Surtout que dans l’actuel contexte politique, elle est en minorité. Cette infériorité numérique est une donnée politique fondamentale. La majorité aurait pu légiférer sans crier gare, sans affects et émotion. C’est la loi en politique. La décennie brouillonne et corrompue de la Refondation nous en a d’ailleurs montré, sur ce plan,  des vertes  et des pas mûres. Apparemment, cela a déteint sur une partie de notre classe politique, qui veut, inconséquemment, continuer par faire la politique en amateur. Sinon, comment comprendre, que face aux enjeux de la 8ème législature, elle reste divisée, sans leader et incapable de se regrouper autour de l’essentiel. Il ne faut pas continuer à chercher la petite bête dans les cheveux des autres.

 Jean-Paul Mahugnon