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Vote député
Les députés ont donné carte blanche au gouvernement pour poursuivre les microcrédits

(12 milliards d’impayés sous l’ancien régime)

Les députés de la 7ème législature ont voté 3 lois relatives au financement de la deuxième phase du programme de microfinance. Les trois projets de lois sont votés à l’unanimité par les députés.

Le gouvernement bénéficie depuis le vendredi dernier d’un financement de l’ordre de 30.250 milliards pour, d’une part, poursuivre le financement de la deuxième ligne de crédit au profit du Fonds national de la microfinance (Fnm) pour un montant de 2.70 milliards, et d’autre part de 27.500 milliards pour le financement de la deuxième phase du Programme intégré d’appui à la microfinance (Piamf II). Le gouvernement, à travers cette bagatelle somme d’environ 31 milliards, pourra relancer le programme de micros crédits aux plus pauvres. Un programme soutenu par les parlementaires qui n’ont pas manqué de revenir sur la gestion qu’a connue les microscrédits sous l’ancien régime. Lors des débats généraux, les élus du peuple ont encouragé le gouvernement d’avoir décidé de poursuivre ledit programme qui a impacté la vie d’environ 80% des populations. A en croire le député Benoît Dègla, 87% des bénéficiaires ont reconnu que les microfinances les ont aidés à dynamiser leurs d’activités. C’est pourquoi, dans son intervention, il a remercié le gouvernement pour avoir repris le secteur par le Fnm. Pour  finir, il conseille que les microcrédits aux plus pauvres continuent réellement à servir les plus pauvres. Après lui, d’autres députés, à l’instar de Bagoudou, de Yaro Sina Toko, d’Okounlola et de Zinsou, ont apporté leurs soutiens au gouvernement pour ce programme qui va soulager un tant soit peu les populations à la recherche d’un appui financier pour leurs activités. Cependant, tout n’est pas rose avec ce programme. Les députés ont dénoncé le luxe insultant de la bâtisse qui abrite le Fnm qui prétend gérer les pauvres. « Tout le monde sait ce qu’a été les micros crédits aux plus pauvres », a dit le député Orden Alladatin, en plénière. Pour ce dernier, il faut faire l’état des lieux et une évaluation dudit programme. Quant à l’honorable Bangana, il soutient que le secteur de la microfinance est un monstre à deux têtes. En réponse aux préoccupations soulevées par les députés, la ministre Adidjatou Mathys a rassuré les députés sur le fait que le programme sera dépolitisé, et les Structures Financières Décentralisées qui vont désormais intervenir dans le programme, seront celles qui sont agréées par la Bceao. Par ailleurs, elle révèle que la gestion du premier programme n’a pas bien prospéré. Il existe, à en croire la ministre, un impayé de 12 milliards. C’est dire donc que beaucoup de bénéficiaires, ainsi que les intermédiaires ont pris les micros crédits et ont disparu dans la nature.

Martin Aïhonnou (Coll)