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soglo lehadyPoursuivi, de même que de la Mairie de Cotonou par le Tribunal, selon des sources proches du Parquet, Léhady Soglo est actuellement recherché par la justice.

Deux mandats d’arrêt ont été émis le  mois écoulé,  pour des motifs différents, contre l’ex-maire. Le premier mandat requis par le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère instance, de première classe de Cotonou est relatif à la résistance que Léhady Soglo aurait  opposé à la police le vendredi 28 juillet 2018 alors que celle-ci voulait perquisitionner son domicile. Le second, d’après nos sources, concerne l’incinération des valeurs inactives  de la Mairie de Cotonou sous la gestion de l’ex-maire. A ce niveau, Léhady Soglo est poursuivi, avec d’autres cadres impliqués dans cette affaire. Après une convocation infructueuse émise par la sous-direction des Affaires financières  et économiques (ex-Bef), le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a requis contre le fils de l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo, deux mandats d’arrêt internationaux. Le juge du 7ème cabinet, en charge des dossiers, a accepté et a délivré lesdits mandats. Le premier a été lancé il y a environ un mois et le second est intervenu vers la fin du mois de juin 2018.  Pour autant, selon un spécialiste, l’émission d’un mandat ne suffit pas pour que le pays d’accueil de la personne recherchée l’interpelle et l’extrade. Pour lui, il y a deux procédures. La première consiste à envoyer la demande au niveau de l’Interpol, qui peut localiser l’intéressé grâce à son réseau de renseignement. Il peut l’empêcher de voyager et le bloquer au niveau des aéroports ou autres points de sortie du pays. Mais, la deuxième procédure, notamment l’arrestation et l’extradition n’interviennent qu’après une demande du Bénin auprès du pays qui accueille la personne recherchée. Ce pays, conformément aux accords de coopération bilatérale, analysera et donnera une suite. La suite peut être favorable ou défavorable. Tout dépend de ce que les accords entre les deux pays prescrivent.

 Tout peut aller vite  

 Léhady Soglo, après une audition le 28 juillet 2017 par le Conseil départemental de concertation et de coordination sur des faits à lui reprocher par le Préfet du Littoral qui a été saisi par des conseillers municipaux, avait été suspendu de ses fonctions municipales dans la même journée par le ministre en charge de la Décentralisation pour « fautes lourdes ». Sa révocation est intervenue le 2 août 2017, soit moins d’une semaine plus tard par le Conseil des ministres. Mais avant, et donc dans la soirée de ce qu’on peut appeler son plus mauvais vendredi, il a quitté le territoire béninois après avoir empêché la police de perquisitionner son domicile. D’après nos recherches sur Internet, l’ex Maire de Cotonou n’est pas encore sur la liste rouge de l’Interpol.  Ce qui signifie qu’il doit être tranquille là où il est en ce moment et pourrait encore voyager à travers les autres pays du monde sans difficulté. Est-il déjà localisé ? Une demande d’arrestation et d’extradition est-elle envoyée au pays qui l’accueille ? Difficile cet étape de répondre. Cependant, tout peut aller vite si l’Etat met ses services aux trousses de l’ancien maire.

 Félicien Fangnon