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PRDL’un des plus grands partis sur l’échiquier politique national reste et demeure le Parti du renouveau démocratique de Me Adrien Houngbédji. La succession du leader charismatique des tchoko-tchoko est ouverte.

A 75 ans, l’animal politique qu’est Me Adrien Houngbédji quittera-t-il la scène politique en décembre prochain ? Il n’y a point de doute. Sur les lèvres de certains Aïnonvis et dans les milieux politiques, la question de la succession de l’homme qui a fait tout le temps fait la politique sans pouvoir conquérir le fauteuil présidentiel, anime les débats.  En décembre 2017, le congrès du parti aura lieu à Porto-Novo, et les militants et militantes, ainsi que les cadres décideront de l’avenir du Parti. Qui pour prendre sur lui la responsabilité d’assurer la lourde charge de la gestion du parti ? Sur la question, deux camps se dessinent. Il  y a ceux qui veulent que les jeunes soient promus (dans ce camp, le nom du jeune député Augustin Ahouanvoébla est évoqué pour prendre la succession du patriarche). Le second camp milite en faveur d’une dame de fer, connue pour sa force financière, dans le parti (la députée Sanni Ybatou Glèlè, alias Melvina). La bataille s’annonce rude pour ces deux challengers, et il n’y a que le leader charismatique pour départager les deux camps. Me Adrien Houngbédji reste incontestablement le leader des tchoko-tchoko que les Béninois auront du mal à oublier si son départ se confirmait, à l’issue du congrès. Homme  de justice et de paix, il l’a été. Il a longtemps œuvré pour préparer la relève, mais il a été incompris, même par ses propres militants. La relève devrait porter sur un fils yoruba, mais ce dernier, très tôt, est entré, dans une certaine combine, et après un tour à la préfecture, a viré dans le camp adverse.

 Martin Aïhonnou

(Coll)