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Logo-PRD (1)Le Parti du renouveau démocratique connaît une situation assez particulière ces derniers jours. Le ‘’non’’ du Président Adrien Houngbédji coûte des revers au parti  avec au compteur des vagues de départs. Au-delà de ces mouvements, la question essentielle reste les chances des transfuges.

Par principe et fidélité au Chef, les transfuges du Parti du Renouveau démocratique Prd ont choisi de renier leur mentor et sauter pied joint dans l’un ou l’autre des blocs en présence. L’exercice dans le fond n’est que pur réalisme même si certains y lisent une forme de trahison. Entre un Président de parti qui peut donner à tout moment son orientation au parti et un Chef de l’Etat aux côtés duquel on officie encore en qualité de ministre, les transfuges ont vite fait de choisir. Avec l’ïre provoquée par le départ du Président du Parti du renouveau démocratique, Adrien Houngbédji, de la majorité, les éléments du parti qui continuent de bénéficier des grâces du Chef ont préféré lui exprimer fidélité sauvant en tout cas leur privilège. Personne ne devrait en principe leur en vouloir, car il serait suranné de penser au nom d’une quelconque fidélité couler son propre bateau. En tout cas, les concernés ont fait le choix du moment abandonnant pour de bon leur parti originel. Ce parti qui a tracé le destin de certains parmi eux voit au détour d’une crise d’appartenance à un bloc le départ précipité de ces derniers. Le geste reste sans contexte politique mais ces départs ne confortent pas non plus ces transfuges surtout ceux qui aspirent à un poste électif.  La garantie d’un  positionnement n’est pas celle de l’électorat.

 Une carte complexe

 Par principe, on retient  désormais que certains transfuges du Prd qui ont tout eu grâce au parti seront amenés à le combattre sur le terrain. C’est un exercice complexe auquel on les soumet surtout qu’ils n’ont que quelques mois pour convaincre leurs militants (parmi lesquels on en trouve d’indéfectibles) à tourner dos au parti originel et œuvrer au sein des ensembles dans lesquels ils se retrouvent désormais. Est-ce qu’ils peuvent réussir en quelques mois au niveau de leurs fiefs respectifs à décimer tout cet esprit militant construit sur des années? Est-qu’ils seront à l’aise dans le jeu de destruction de leur leader (Adrien Houngbédji) sur le terrain ? Auront-ils la confiance de leurs militants ? Ceux-ci ne prendront-ils  pas ce départ comme une trahison ? La difficulté est que malgré leur départ du Prd, certains leaders dont des députés continuent de répondre au nom du Prd au Parlement. L’autre complexité à ce niveau est  que la plupart des militants de ces leaders transfuges sont encore les militants du Prd. En tout cas, jusque-là, aucune information ne certifie que les leaders en question sont partis avec une vague impressionnante de militants.  Doit-on assister à des départs des généraux (leaders politiques transfuges) et le maintien des troupes (militants) dans le parti originel?  Comment comptent-ils ratisser large dans une circonscription où on assiste à un émiettement fondamental. Au-delà des poids politiques respectifs de ces leaders transfuges qui ne seront plus intacts avec leur posture actuelle, il y a de sérieux doute sur la réélection de certains leaders politiques Prd dans ces circonscriptions respectives. En tout cas, la carte politique dans ces circonscriptions ne laisse aucune visibilité au regard des forces politiques en présence. Seul le temps permettra d’apprécier les impacts des engagements des uns et des autres.

 AT