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Pre-rentree CotonouPlus que cinq jours et les établissements scolaires vont rouvrir leurs portes. A cette occasion, les responsables des écoles, collèges et lycées ont démarré les activités préliminaires placées sous le vocable de « pré-rentrée ». Pendant que les stands offrent leurs rayons de la gamme variée de fournitures scolaires, les parents sont stressés par la frayeur des coûts d’inscription, de scolarité et d’achat des kits scolaires. Le constat est quasi le même de Cotonou à Parakou en passant par Lokossa et Bohicon.

A une semaine de la rentrée scolaire 2018-2019, les enseignants et les parents d’élèves s’activent pour un démarrage effectif. Dans les écoles et collèges de Cotonou, la pré-rentrée est effective hier lundi 07 septembre 2018 pour les derniers réglages. Prévue pour le lundi 17 septembre 2018, la rentrée scolaire 2018-2019 annonce déjà ses couleurs avec la pré-rentrée qui est effective depuis hier dans les écoles et collèges. Elle est consacrée exclusivement à l’inscription des enfants, à la réception des fournitures scolaires et emplois du temps.

Herman Garba, parent d’élève, est alléinscrire sa nièce à la maternelle 1à l’Ecole maternelle publique de Sainte Rita. Selon Théodora Agbégninou, Directrice del’école, la pré-rentrée est réservée aux enseignants et aux parents d’élèves qui vont inscrire leurs enfants.« Dans cette période, nous remettons des fournitures et la liste des écoliers aux enseignants afin qu’ils aménagent leurs classes pour accueillir les enfants », a-t-elle souligné. Au collège d’enseignement général de Zogbo, les parents d’élèves se sont également déplacés pour l’inscription de leurs enfants. Pendant ce temps, le censeur du CegZogbo,AkobodéKiki, est en train d’apprêter l’emploi du temps des 58 groupes pédagogiques qui seront confiés à 190 enseignants.Avant le lundi prochain,a-t-ilprécisé, les élèves auront leurs emplois du temps. La pré-rentrée, c’est également le grand ménage. Dans un collège privé, les autorités s’affairent pour rendre les salles de classes propres. Par contre, dans certains établissements, c’est encore le calme plat. Pas de parents ni d’élèves. Ce que déplore le Directeur du groupe C, Johannes Dadjo de l’école primaire publique de Fifadji. Ce dernier pense que les parents n’ont pas encore la notion de la pré-rentrée.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)

Frais de réinscription : la dépense de trop ?

La rentrée des classes s’annonce.  En plus des frais de scolarité et des fournitures, les parents d’élèves doivent payer la réinscription de leurs enfants. Ces frais qui constituent une exigence dans la plupart des écoles privées sont diversement appréciés dans le rang des acteurs du système éducatif. Dans quelques jours, les écoliers et élèves reprendront le chemin des classes pour le compte de la rentrée scolaire 2018-2019. Mais avant, les parents d’élèves devront remplir certaines formalités dans les établissements dans lesquels sont inscrites leurs mômes. Au nombre de celles-ci, on note le paiement des frais de réinscription. Ils varient d’une école à une autre, mais ne reçoivent pas l’aval de tous les parents d’élèves. C’est le cas de Ernest Gbaguidi, président de l’Ong « Bénin survie du consommateur ». Selon lui, cette dépense qui est imposée aux parents est un « faux frais ». A l’en croire, il n’est d’aucune utilité de prendre des frais de réinscription chez le parent d’un  élève qui est dans le même établissement et qui n’a pas exprimé le désir de changer d’école. S’il est vrai que les frais de réinscription permettent aux responsables des établissements scolaires de savoir le nombre d’enfants qui resteront, il existe d’autres palliatifs.  « Il serait mieux de demander à tous les enfants de se réinscrire sur une liste à la fin de l’année. Ainsi, le fondé saura réellement le nombre d’enfants qui ne partiront pas », a suggéré Ernest Gbaguidi. A son avis, « c’est de l’abus de faire des frais de réinscription, une exigence ». Un son de cloche différent de celui de Darius Awohouédji, président du patronat des écoles privées. A ses dires, la réinscription est une manière pour l’école de garantir la place de l’élève. « Lorsqu’un établissement demande à un enfant de se réinscrire, c’est pour vérifier que l’élève est vraiment resté dans l’école », a-t-il déclaré. Les frais de réinscription sont composés des frais d’assurance, de délivrance des livrets scolaires et d’autres faux frais. Par ailleurs, selonlui, le paiement des frais de réinscription est une manière de garantir les places, notamment dans les écoles où le nombre est limité. « Ils doivent être payés à chaque rentrée,car il y a des formalités qui sont renouvelées chaque année dont l’assurance scolaire et les livrets scolaires », a laissé entendrele président du patronat des écoles privées. Il faut noter que les frais de réinscription étaient au cœur d’un atelier d’informations regroupant le Ministère de l’enseignement secondaire et les responsables d’écoles privées du Bénin. Selon les décisions issues de ce conclave, les  fondateurs sont invités à inclure les frais de réinscription dans la scolarité.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)

 Peu d’affluence devant les kiosques à Bohicon

A deux semaines de la reprise de la rentrée scolaire 2018-2019 les points de vente de fournitures scolaires ne grouillent pas de monde. C’est le constat fait après avoir sillonné quelques sites de vente d’articles scolaires à Bohicon et à Abomey. « A pareil moment l’année dernière, j’étais bousculée par les clients. Cette année on vend très peu. C’est au compte gouttes que les clients viennent. Mais on les espère quand même », a confié Aubierge Adja, responsable du point de vente de fournitures scolaires situé au carrefour Mokas à Bohicon. En face de l’hôtel de ville où est installé un autre marché de vente des articles scolaires, la clientèle se fait désirer. Les jeunes chargés de la vente des produits attendent impatiemment l’arrivée des clients. « Pour l’instant, il n’y a pas trop d’affluence. Certains clients viennent seulement se renseigner sur le prix des articles et d’autres achètent deux ou trois articles », a laissé entendre Yasmine Zaclé du stand situé au carrefour de Goho à Abomey. Le constat est le même au niveau de la librairie ‘’Eau vive’’ en face de l’Agence de la réhabilitation de la cité historique d’Abomey. « Ça ne bouge pas encore. Nous sommes là et nous attendons l’arrivée des parents d’élèves pour faire écouler nos articles », a-t-elle déclaré. Cette année, les prix des fournitures scolaires ont connu une légère augmentation, a-t-elle fait savoir. « Les paquets de 100 pages qui étaient vendus entre 900et 1000francs Cfa, sont cédés désormais entre 1100 FCfa et 1300 FCfa », a informé Yasmine Zaclé. Elle invite donc le président Patrice Talon à revoir les tarifs douaniers. « Le prix des fournitures scolaires a connu une légère augmentation cette année. Actuellement, le paquet de 100 pages est vendu entre 1000 FCfa et 1300 FCfa, alors que l’année dernière il est vendu entre 900 FCfa et 1000 FCfa », a-t-elle fait remarquer. Selon Vanes Guézodjè, étudiante qui assiste ses parents dans une boutique en face du marché Houndjro à Abomey, le manque d’affluence serait lié à la date de la rentrée fixée au 17 septembre 2018. Les parents disposent donc encore de plusieurs jours pour préparer la rentrée à leurs enfants. Selon Bérénice Adjovi, parent d’élève, quelle que soit la morosité économique, les parents achèteront les fournitures scolaires à leurs enfants. 

 

Gaétan Nato

 (Br Zou-Collines)