Spread the love

tiando-nagoLa gestion des procurations, l’intégration de nouveaux électeurs majeurs dans les listes électorales, les questions d’achats de cartes d’électeurs et de confiscation de certaines d’autres sont quelques préoccupations abordées entre Emmanuel Tiando et l’ancien Président de l’Assemblée Nationale. C’était ce mercredi 10 Juin au siège de la Céna.

Environ 12 000 procurations ont été enregistrées au cours des dernières élections législatives dans certaines communes. Emmanuel Tiando et Mathurin Nago se sont convenus de la nécessité de revoir la gestion des procurations au risque de biaiser les résultats des élections. Ils ont également évoqué quelques aspects liés aux fraudes organisées autour des cartes d’électeurs : « L’aspect de la confection de nouvelles cartes d’électeurs, soit disant de nouveaux électeurs majeurs, l’achat de cartes d’électeurs, la confiscation de certaines cartes d’électeurs pour être utilisé après, soit pour voter en lieu et place des vrais propriétaires, soit pour empêcher les vrais propriétaires d’aller voter». La question relative à la nouvelle mouture des listes électorales (compte tenu du nombre important de nouveaux électeurs évalué à environ 12 000 et ayant reçu de nouvelles cartes depuis les dernières élections législatives) a été également abordée. Par ailleurs, le président de la Céna a reconnu certaines insuffisances qui relèvent du ressort de son institution mais il tient les partis politiques responsables des votes par procuration et de certaines irrégularités observées au niveau des cartes : « Lorsqu’on parle par exemple des cartes, des votes par procuration qui ont été faites ; ces votes par procuration sont effectués par les partis politiques ». Emmanuel Tiando a enfin laissé entendre quelques mesures prises par la Céna pour corriger certains dérapages : «Nous avons par exemple au niveau du nombre élevé constaté des votes par procuration, pris des mesures pour que les votes par procuration soient strictement limités. C’est ce que dit la loi : à savoir les personnes invalides, les personnes qui sont dans une situation d’incapacité de venir voter. C’est ce que nous avons décidé en plénière ». Pour le Président de la Céna : «Tous ces problèmes s’inscrivent dans le cadre de ce que nous poursuivons comme étant notre contribution à l’amélioration du système électoral dans notre pays ».

Inès Zounnon