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La réussite des examens sous tutelle du ministère que dirige Lucien Kokou, préoccupe les acteurs

Les examens du Certificat d’études primaires (Cep), du Brevet d’études du premier cycle et du Baccalauréat sont prévus pour les mois de juin et juillet. A deux mois de ces challenges, enseignants et candidats redoublent d’efforts. Si certains candidats comptent simplement sur leurs propres efforts pour relever ces défis, d’autres sollicitent le concours des chefs religieux pour réussir à ces examens.

Les autorités nationales ont prévu organiser les examens de fin d’année dans deux mois environ. En attendant ces jours fatidiques, enseignants et candidats affûtent leurs armes. Ils mettent les bouchées doubles pour relever ces défis. En effet, dans quelques semaines, les épreuves écrites et orales des différents examens seront lancées sur toute l’étendue du territoire national. Le courage et la témérité de ceux qui n’auront pas lâché prise seront récompensés par une réussite à ces différents examens. Et pour ne pas se retrouver dans une situation où ils n’auront que leurs yeux pour pleurer, de nombreux écoles et collèges d’enseignement général des départements du Mono et du Couffo ont élaboré plusieurs stratégies pour amener les candidats à réussir à ces différents examens. Dans ce cadre, la priorité est donnée aux révisions selon que les candidats soient à l’école primaire pour les examens du Cep ou au Collège d’enseignement général pour  affronter les examens du Bepc ou du Bac. Ainsi, dans les collèges de Lokossa, les apprenants s’affairent pour ne pas faire piètre figure. Dans cet élan, les enseignants multiplient les cours de rattrapage. Selon l’enseignant, Innocent Bankolé Aguèssi, l’heure est à la révision et à la sensibilisation des élèves plutôt qu’à la dispensation de cours. Pour lui, il n’est plus question pour les enseignants de demander aux enfants d’apprendre tout le temps, mais plutôt d’avoir un planning d’études. Ce qui leur permet selon lui, de savoir que, tel jour ils doivent réviser les maths ou l’anglais. Pour le directeur d’école, André Kakpo, les élèves doivent s’acharner contre eux-mêmes, contre l’oisiveté, contre la perte de temps. Dans ce combat, les parents d’élèves n’entendent pas resterles bars croisés. Dans l’optique de mieux accompagner leurs enfants dans la réussite de ces examens, ils assurent au quotidien un régime alimentaire équilibré et veillent au bien-être sanitaire de leurs progénitures. Pour le parent d’élève, Martial Adokou, rien ne manque à ses enfants. Il déclare avoir assuré les frais de scolarité et l’achat des fournitures. Il profite de l’occasion pour demander aux candidats de répartir les révisions sur plusieurs jours et de ne pas attendre la veille de l’examen pour étudier. Egalement, il les invite à être positif et à se coucher tôt. « Il faut qu’il s’assure d’avoir le matériel didactique nécessaire afin de ne pas être déconcentré par le manque d’un crayon ou d’un dictionnaire et d’étudier d’abord les notions les plus difficiles. Il faut qu’il soit actif dans ses études en faisant des résumés, des schémas et en passant des tests de préparation», conseille-t-il. Abordant les comportements à adopter le jour de l’examen, il souhaite que les candidats prennent un petitdéjeuner nutritif et s’assurent d’avoir  pris toutes les fournitures scolaires. « Le jour de l’examen, ils doivent lire attentivement toutes les questions avant de les traiter. Ils doivent prendre leur temps et répondre aux questions en commençant par les plus faciles», renchérit-il. Mais avant ce jour, certains enseignants estiment que les parents doivent mettre un accent particulier sur le régime alimentaire de leurs enfants. Félicienne Amoussou, enseignante à l’école primaire publique de Comè recommande aux  parents de donner à leurs enfants, des vitamines. « Les vitamines sont dans les fruits, les légumes, mais à défaut, il y a des vitamines qu’on peut trouver dans les pharmacies qu’on peut administrer à l’enfant », confie-t-elle.
 La prière et les sacrifices : des moyens de réussite
 Dans l’optique de réussir àleurs examens, certains candidats sollicitent les prestations des chefs religieux. Ainsi pour accompagner ces derniers, de nombreux prêtres des religions catholiques et de culte vodoun ainsi que des imans et autres mettent les bouchées doubles pour leur  garantir le succès lors de la proclamation des résultats. Pour le chef culte de l’église du christianisme céleste de Lokossa-centre, tout se fait à un mois de l’organisation des examens. Il confie qu’en cette période, le révérend Pasteur Adéogoun célèbre un culte auquel tous les candidats aux différents examens assistent. « A ces rencontres, on prie beaucoup pour tous les candidats. Quand les examens restent deux mois, on prie chaque  vendredi, on prend ce temps pour exorciser les candidats. Quand on fait la prière, l’esprit saint les éclaire », fait-il remarquer. Pour le pasteur Marguérite Loko, les candidats abondent les lieux de culte à l’approche des examens. Elle déclare que ces candidats considèrent ces lieux de culte comme  des gages pour leur réussite. « A l’approche des examens, il y a beaucoup d’esprits mauvais qui hantent les candidats. Conscient de cela, nous organisons des prières pour attirer la clémence de Dieu sur eux. Donc, moi, je leur dis de prier à des heures tardives. Moi-même, je me lève vers deux heures ou trois heures pour prier et demander à Dieu d’intercéder en leur faveur », fait-elle savoir. Quant au chef de culte vodoun Tron Kpéto Léka Alafia, Hounongan Hounzé, c’est le Fâ qui détermine la conduite à tenir lorsque les candidats sollicitent sa prière. « Lorsqu’un candidat vient chez nous, nous consultons le Fâ et nous demandons ce qu’il faut faire pour qu’il réussisse à son examen. C’est ce que le Fâ dit que nous faisons afin de permettre au candidat de réussir. Pour l’iman Liamidi Salé de la mosquée central de Lokossa, la prière joue un rôle de second plan car, un enfant qui n’apprend pas, ne peut réussir à son examen. Il confie que la prière vient seulement chasser les mauvais esprits et augmenter les chances du candidat.
 
Claude Ahovè
(Br Mono-Couffo)