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Le pdt du Cos-Lépi, Badirou Aguèmon mesure l’ampleur de la mission

Installée avec près de deux mois de retard, la nouvelle équipe du Cos-Lépi aura pour principal défi à relever, la mise à jour du fichier électoral en vue de l’organisation du référendum prévue avant la fin de l’année en cours. Dans cet entretien accordé par le président du Cos-Lépi, Badirou Aguèmon évoque l’exécution de la mission dans le délai, c’est-à-dire avant l’échéance du référendum.

Océan Fm : Vous avez été élu président du Cos-Lépi, comment se passe votre prise de fonction?

Badirou Aguèmon : Je vous remercie beaucoup. J’ai été bien reçu dans mon bureau et nous avons déjà démarré les activités comme convenu. Et je pense que ce qui est d’abord prioritaire pour nous, c’est d’installer tous les collègues dans leurs bureaux respectifs. C’est vrai qu’à ce niveau, nous avons quelques petites difficultés parce qu’à chaque Cos, il faut toujours fait la quête des bâtiments pour pouvoir loger tous les collègues. C’est à ça qu’on est en train de nous atteler.

Quand vous parlez de loger les collègues. Qui sont vos collègues ne disposant pas de bureaux?

Presque les 10 autres membres du Cos-Lépi n’ont pas encore là où se loger, là où s’installer. Vous savez qu’on ne peut pas véritablement démarrer les activités si déjà le rapporteur qui constitue quand même un membre influent du bureau du Cos-lépi n’a pas son bureau. Et je pense que d’ici la semaine prochaine, tout va rentrer dans l’ordre et que tous les collègues auront leurs bureaux et on va démarrer les activités comme cela se doit.

Est-ce que vous avez déjà une idée des grandes lignes de votre plan de travail?

Vous savez que je ne suis pas à mon premier Cos. C’est la deuxième fois que je viens en tant que membre de Cos-Lépi et déjà ce qu’on a à faire, on a une idée globale sur les activités à développer. Nous sommes en train de réfléchir pour que le travail soit un travail collégial. Je veux avoir tout au moins une très bonne équipe et faire en sorte que les grands défis que le peuple attend de  nous, particulièrement le référendum, soient relevés. Le fichier électoral sera  véritablement prêt avant cette échéance.

Pour le référendum qui constitue l’un des défis à relever par votre équipe, dites-nous comment vous comptez jouer votre partition?

Dès que nous allons élaborer notre programme d’activités, budgétisé, nous entrerons en négociation avec le gouvernement du président Talon. Nous allons voir comment aborder les activités ensemble. Bien sûr avec le ministre chargé des relations avec les institutions pour qu’ensemble et avec tous les acteurs sociaux, on puisse vraiment travailler la main dans la main pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés.

Le chef de l’Etat envisage ce référendum avant l’année prochaine. Est-ce possible compte tenu du délai dont vous disposez, puisque vous avez été installés un mois après le délai prévu ?

On a deux mois de retard partiellement, mais je pense que l’enjeu est de taille. Moi, je suis un homme de défi et je compte beaucoup sur les collègues pour relever ce défi. Ce qu’on peut faire en six mois, on peut le faire en quatre mois. Le tout, c’est de présenter correctement votre dossier et que le gouvernement soit aussi à l’écoute et disponible à vous accompagner. Je crois que tout rentrera dans l’ordre. On fera le travail qu’il faut comme on l’a souhaité.

Donc, le pari pour la fin de l’année en ce qui concerne le référendum peut être gagné ?

Oui ! Le pari peut être gagné, puisque le fichier électoral tel qu’il est nous a permis quand même d’aller aux élections, de faire les deux élections ; les  législatives et les présidentielles. Ce qui reste maintenant, c’est d’inclure les nouveaux majeurs. Donc, le travail n’est pas aussi difficile que ce qu’on nous avait dit par le passé. On peut atteindre cet objectif.

Vous avez fait partie de l’équipe précédente. Avez-vous appris des erreurs du passé ?

J’ai déjà dit à mes collègues que nous avons deux défis majeurs à relever. Premièrement, c’est d’abord d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. C’est-à-dire, faire en sorte que nous puissions acquérir le fichier électoral à la date convenue et qu’au plus tard avant le 31 janvier, nous puissions remettre les clés, comme nous avons eu à l’indiquer. Le deuxième défi, c’est de rassurer le peuple, parce que c’est vrai que les gens ont peut-être une mauvaise impression du Cos-lépi. Je veux vraiment relever ce défi et faire en sorte que le peuple puisse comprendre qu’il y a des acteurs politiques qui peuvent bien faire le travail. Les autres ont bien fait le travail. Ça, je le dis puisque j’ai appartenu à l’équipe et je sais que nous avons fait ce que nous pouvons. On a été surpris par le temps, mais je pense que cette fois-ci, nous avons l’expérience qui nous permettra d’être prêt pour ne plus revivre les mêmes erreurs du passé. Je tiens beaucoup à ce qu’on puisse donner une bonne impression.

Propos recueillis

par Rachida Houssou