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HOUNDONOUGBO-CHRISTELLE
Du journalisme, Christelle Houndonougbo se hisse au sommet du parti Cpp

Les critiques fusent de toutes parts depuis le samedi 18 février 2017, après l’élection de Christelle Houndonougbo à la tête du parti « Congrès du peuple pour le progrès ». Nombreux sont ceux qui doutent, à tort ou à raison, des  qualités de ce nouveau chef de parti, alors qu’en réalité, elle n’a pas été choisie par hasard.

« La femme que vous avez devant vous est radieuse, rassurée et sereine. Tout simplement parce qu’elle se sent bien parmi vous… ». Christelle Houndonougbo, comme si elle avait déjà vu venir les critiques, avait déjà répondu à ceux qui doutent de ses capacités à diriger un parti politique. Elle prononçait ces phrases d’assurance juste après son élection à la tête du Cpp, le 18 février 2017 devant les congressistes et invités de circonstance. « Le monde d’aujourd’hui est un monde où la femme…a tout intérêt à se mettre au cœur d’un nouveau concept de développement, au centre d’une nouvelle vitalité pour la Nation toute entière et d’une vision progressiste et dynamique pour des victoires au quotidien… ». Elle s’adresse toujours aux pessimistes qui craignent de voir en la femme, la capacité à réussir là où l’homme a échoué.

Christelle Houndonougbo n’est quand même pas sortie de nulle part. Elle n’est pas une intruse dans l’arène. Christelle a milité et dirigé dans sa vie. Elle continue d’ailleurs de diriger, et ceux qui l’ont élue ne sont pas des aveugles. Christelle Houndonougbo n’est pas la seule femme du Cpp ou encore la plus riche du parti pour impressionner et corrompre tout le congrès pour se faire élire présidente. Non ! Son parcours parle et témoigne la carrure d’une femme attachée au succès. Elle s’entête devant l’échec et fonce droit vers l’atteinte de ses objectifs.

C’est vrai que Christelle Houndonougbo est nantie d’un Diplôme d’études approfondies (Dea) en Droit public et s’attèle à finir son Master en Droit de l’administration. Mais cela n’a pas été le critère prépondérant pour se faire élire. Sa vision, sa sérénité, son courage, son endurance et ses capacités en management des ressources humaines ont pesé lourd dans la balance.  Christelle Houndonougbo ne se dit pas femme leader. Elle le démontre chaque jour. Elle est noire (naturelle) de teint. Mais elle n’aime pas des taches partout où elle passe. Évidemment, nul n’est parfait sur cette terre. Et au Bénin, il est très facile de rechercher et trouver des poux sur la tête du chauve. Christelle s’en fout, apparemment, puisqu’elle ne se laisse jamais dérouter par les critiques acerbes. Les membres du Cpp ont certainement trouvé ces qualités en elle et savent que sa gestion ne sera jamais solitaire.

D’où vient-elle ?

Christelle Houndonougbo a un parcours impressionnant. De 1997 à 2017, cette femme, chef de parti politique, s’est battue. Ses premiers pas d’éclats ont été faits entre 1997 et 2002 où elle a été journaliste, reporter sportif (rare au Bénin) et également animatrice. Après une virgule de dix mois à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), elle a été appelée au cabinet du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ( 2003-2008) où elle a été d’abord, attachée de presse, ensuite Conseiller technique à la communication et relation publique et conseiller technique à la coopération internationale, par intérim. Entre-temps, dans le même ministère, elle a été présidente de l’unité focale de lutte contre le Vih/sida. Christelle Houndonougbo a ensuite atterri au ministère de la jeunesse, loisirs et sports en qualité de conseiller technique. Mais avant, elle a été à la cellule de communication de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Son plus récent poste occupé dans l’administration béninoise est la direction du centre des œuvres universitaires et sociales (D/cous) de 2015 à juin 2016. A ce jour, elle s’active à dynamiser son Ong dénommée « Défense sans frontière » créée en 2014.

Au plan politique, puisque c’est à ce niveau que l’opinion la juge, elle n’est pas restée inactive. D’abord, Christelle Houndonougbo est suppléante du député Jean-Eudes Okoundé de la liste Fcbe (à travers le parti Cpp) dont la mandature est en cours. Avant le Cpp, elle a milité longtemps au sein des Fcbe avec le mouvement politique « Gnonnou-Zogbin » puis Forr (Force de relai pour la République). Dans les annales du parti Undp de l’ancien président Emile Derlin Zinsou, le nom de Christelle Houndonougbo y est, en bonne position. Dans son fief (les collines), elle est très connue pour son activisme politique aux côtés de Komi Koutché, Nicaise Fagnon, Valère Tchobo, Evariste Adda, Jean Gounongbé, Jean-Eudes Okoundé et autres…Même quand il le fallait, elle a combattu ses aînés politiques de la région.

Objectif

« J’ai choisi l’engagement sans relâche, le travail bien fait et la tâche accomplie jusqu’au bout…Je veux réaffirmer ma détermination à porter les idéaux de notre parti avec dextérité, courage…Nous venons de tourner une page au Cpp pour en ouvrir une autre que je souhaite rayonnante », déclarait-elle dans sa première adresse aux membres du Cpp. Plus loin, elle insiste : « L’histoire retiendra qu’une femme est passée à la tête du Cpp ».

Félicien Fangnon